
SCANDALE : Une Mineure Violée par son Coach de Judo – L’Affaire Qui Interpelle la Justice et Ébranle le Sport Gabonais
Libreville – Une affaire de viol particulièrement choquante secoue actuellement l’opinion publique et la sphère sportive au Gabon. Une jeune athlète de 16 ans, brillante judokate et capitaine d’équipe nationale, aurait été victime d’abus sexuels répétés de la part de son propre entraîneur de club, Me O.M.P. Face à la lenteur et au silence inquiétant du processus judiciaire, l’ONG SOS Prisonniers Gabon a officiellement interpellé le Ministre de la Justice par intérim ce 1er décembre 2025, exigeant une intervention urgente pour garantir l’équité et la célérité de l’instruction.
Les faits rapportés par la famille et relayés par l’ONG illustrent un schéma d’abus où la confiance de l’entourage a été cyniquement exploitée. Le coach, considéré presque comme un membre de la famille, a d’abord abusé de l’enfant lors d’une nuit où les parents, ne se doutant de rien, l’avaient laissé sous sa garde suite à une fugue. Le prédateur présumé est ensuite allé jusqu’à se rendre au Cameroun, à ses propres frais, pour le championnat d’Afrique, afin de poursuivre ses agissements sur l’enfant, en marge de la délégation officielle. Une semaine après le retour à Libreville, il a organisé une fausse « réunion » à son domicile pour agresser la mineure à nouveau, avant de la menacer en lui ordonnant : « Si tu essaies de parler, toi-même tu connais. » Plus tard, il s’est présenté chez la famille sous un faux prétexte pour arracher le téléphone de la victime et supprimer les messages compromettants.
La vérité a éclaté le 16 décembre 2024, lorsque la mineure s’est confiée à sa mère. La plainte déposée a rapidement révélé l’ampleur du drame : l’examen médical a attesté que la jeune fille était enceinte de cinq mois, conséquence directe des viols répétés. Le drame a culminé le 24 décembre 2024 par une fausse couche qui a failli coûter la vie à la victime. Bien que le coach ait été placé sous mandat de dépôt le 23 décembre 2024, il fut libéré seulement trois jours plus tard, le 26 décembre 2024, sans même que la famille de la victime n’en soit informée. Depuis, la victime affirme avoir aperçu son agresseur rôder près de son établissement scolaire, provoquant un traumatisme profond et la perte de son envie de continuer le sport, mettant fin à une carrière prometteuse.
Aujourd’hui, l’affaire semble étrangement enlisée : malgré le dessaisissement du premier juge d’instruction, le dossier n’aurait toujours pas été transmis au nouveau magistrat, laissant la procédure à l’arrêt. Cette lenteur soulève de vives interrogations, d’autant plus que le mis en cause est décrit comme un employé d’une grande banque de la place. SOS Prisonniers Gabon s’interroge : Le statut social et professionnel de l’agresseur présumé serait-il en train d’entraver le cours normal de la justice ? L’ONG est catégorique : le viol d’un mineur est un crime, et aucun privilège ne doit faire obstacle à l’application rigoureuse de la loi. L’organisation appelle à une action immédiate des autorités pour garantir une instruction rapide, assurer la sécurité de la victime et appliquer la Loi organique n°003/2018 portant Code de l’Enfant. « Le silence et l’inaction sont complices de la barbarie », conclut l’ONG.

