Libreville : au PK8, l’ANDAS mobilise les commerçantes autour des enjeux de la santé mentale

Libreville : au PK8, l’ANDAS mobilise les commerçantes autour des enjeux de la santé mentale

La question de la santé mentale suscite un intérêt croissant au Gabon. C’est dans ce contexte que l’Association Action novatrice pour le développement et l’assistance sociale (ANDAS), en partenariat avec le ministère de la Santé, a mené une vaste campagne de sensibilisation au marché du PK8, dans le 6ᵉ arrondissement de Libreville, le week-end écoulé.

Cette initiative, organisée dans le cadre du mois de la santé mentale, qui se déroule du 10 janvier au 10 février 2026, visait à informer et à sensibiliser les populations, en particulier les commerçantes du marché banane, sur l’importance de la santé mentale et les comportements favorables à son maintien. L’activité a été relayée par le site d’information Le Touraco Vert dans un article publié le 19 janvier 2026.

Présente sur le terrain, la présidente de l’ONG ANDAS, Yoleine Lechambou épse Ndong Mba, a profité de cette rencontre pour interpeller les participantes sur l’impact des paroles et des attitudes dans la prévention des troubles mentaux. Selon elle, la lutte contre les maladies mentales commence avant tout par une bonne hygiène mentale et relationnelle.

Tirant la sonnette d’alarme, la responsable associative a insisté sur la nécessité de bien choisir ses mots, afin de ne pas affecter son entourage et provoquer des troubles psychologiques. Elle a particulièrement attiré l’attention sur les enfants, souvent victimes de jugements et de paroles blessantes. « Il est important d’utiliser de bons mots, surtout à l’endroit des enfants. Il ne faut pas les juger. Très souvent, ce sont nos propos qui les poussent à changer de comportement », a-t-elle expliqué.

Selon Yoleine Lechambou épse Ndong Mba, ces changements peuvent se traduire par un repli sur soi ou, à l’inverse, par une agitation excessive. « Soit ils deviennent renfermés, soit très agités, et il faut souvent chercher à comprendre », a-t-elle ajouté, soulignant que les mots peuvent avoir un impact profond et durable, au point de détruire psychologiquement une personne.

Elle a également évoqué les conséquences sociales de la dépression non prise en charge. « Lorsque nous voyons certaines personnes dans la rue, elles n’ont pas forcément ‘commandé’ la magie. Ce sont parfois nos propos qui entraînent une dépression qui, lorsqu’elle devient chronique, peut conduire à la maladie mentale », a-t-elle déploré.

À travers cette campagne, l’ANDAS et ses partenaires entendent encourager les populations à se tourner vers les spécialistes de la santé mentale, afin de bénéficier d’un accompagnement adéquat et d’une prise en charge précoce. Une démarche essentielle pour briser les tabous et promouvoir une meilleure santé mentale au sein des communautés.

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