
Journée de l’enseignant : Oligui Nguema promet des paiements immédiats et fixe un cap de 7 ans pour refonder l’école gabonaise
À l’occasion de la Journée nationale de l’enseignant célébrée ce 23 mars 2026, le président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema, a livré un discours à la fois volontariste et pragmatique depuis le Palais du bord de mer. Entre annonces sociales fortes et volonté affirmée d’assainir les finances publiques, le chef de l’État a esquissé une stratégie de transformation du système éducatif sur les sept prochaines années.
Des paiements imminents pour répondre aux attentes
Fidèle à son engagement de « rendre aux Gabonais leur dignité », le président a reconnu les limites de l’action gouvernementale à court terme. « En huit mois de mandat, nous ne pourrons pas. En sept ans, on peut y arriver », a-t-il déclaré, insistant sur la nécessité d’inscrire la réforme de l’éducation dans la durée.
Toutefois, conscient de l’urgence sociale, il a annoncé le paiement imminent des vacations de l’année 2025, dont le démarrage est prévu « dans quelques heures », marquant ainsi une volonté d’apporter des réponses concrètes aux préoccupations des enseignants.
Une rigueur budgétaire assumée
Dans un ton de fermeté assumée, le chef de l’État a mis en avant les conclusions d’un audit de la Direction générale du Budget, révélant plusieurs irrégularités, notamment des doublons et des dépassements de plafonds.
Conséquence : une révision à la baisse de l’enveloppe globale des vacations. « Rien ne sera payé sans être audité », a martelé Brice Clotaire Oligui Nguema, posant les bases d’une gouvernance financière plus rigoureuse.
Bourses et fermeté face aux pressions
Dans la même dynamique, il a annoncé le lancement du paiement des bourses scolaires, universitaires et internationales dès le 26 mars 2026.
Mais face aux tensions sociales, le président a tenu à rappeler une ligne rouge claire : aucune pression ne sera tolérée par l’État.
Réorganiser le dialogue social dans l’éducation
Au-delà des questions financières, le président a insisté sur la nécessité de réorganiser le dialogue social dans le secteur éducatif. Il a invité les enseignants à participer activement aux élections professionnelles afin de faire émerger des représentants légitimes et crédibles.
Pour le chef de l’État, cette structuration est essentielle pour porter des revendications durables et dépasser les seules préoccupations salariales.
Le rôle central de l’enseignant dans la société
En conclusion, Brice Clotaire Oligui Nguema a rappelé la portée fondamentale du métier d’enseignant. Au-delà de la transmission des savoirs, il a souligné leur rôle central dans la formation morale et civique de la jeunesse.
Un rôle qu’il qualifie de « prépondérant et irremplaçable », au moment où le Gabon ambitionne de reconstruire les bases de sa citoyenneté et de son développement.

