
Propos visant Oligui Nguema et son épouse : le gouvernement hausse le ton
Le gouvernement gabonais a vivement réagi aux propos jugés « injurieux et outrageants » récemment diffusés sur les réseaux sociaux à l’encontre du président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema, et de son épouse, Zita Oligui Nguema.
Par la voix du ministre de la Communication, Germain Biahodjow, l’exécutif a exprimé sa « plus profonde indignation » et condamné fermement ce qu’il considère comme une dérive du débat public portant atteinte à la dignité des personnes et au respect dû à l’institution présidentielle.
Liberté d’expression et responsabilité
Le gouvernement rappelle que si la liberté d’expression est garantie par la Constitution, elle ne saurait, selon lui, servir de justification à l’injure, à la diffamation ou à l’humiliation.
Germain Biahodjow a ainsi réaffirmé la détermination des autorités à faire respecter l’État de droit, l’ordre public et la dignité humaine, quel que soit le statut des personnes concernées.
« L’impunité sur les réseaux sociaux doit cesser »
Face à la multiplication des dérapages sur les plateformes numériques, le ministre a lancé un appel à la responsabilité et à la retenue, particulièrement à l’approche de la célébration de la fête de l’Indépendance.
« L’impunité sur les réseaux sociaux doit cesser », a-t-il martelé, tout en réaffirmant le soutien du gouvernement au chef de l’État et à sa famille.
Cette sortie gouvernementale relance ainsi le débat sur les limites de la liberté d’expression à l’ère des réseaux sociaux, entre droit à la critique politique et respect de la dignité des personnes.

