
Éducation nationale : le gouvernement rouvre le dialogue pour désamorcer la crise
Après près d’un mois de paralysie du système éducatif, le gouvernement amorce un nouveau tournant dans la gestion de la crise qui secoue l’Éducation nationale. Ce lundi 26 janvier 2026, le Vice-Président du Gouvernement, Hermann Immongault, a convoqué une réunion de travail avec l’ensemble des représentants du mouvement « SOS Éducation », dans le cadre de la dynamique de dialogue inclusif impulsée par le Président de la République, Chef de l’État, Brice Clotaire Oligui Nguema.
Cette rencontre de haut niveau visait à relancer les discussions en vue d’une sortie de crise concertée, alors que les établissements scolaires demeurent fortement impactés par le mouvement de contestation. Elle traduit la volonté des autorités de privilégier l’écoute et la négociation pour préserver l’avenir du système éducatif national.
Autour de la table, plusieurs membres clés du Gouvernement ont pris part aux échanges, notamment le ministre d’État en charge de l’Éducation nationale, Camélia Ntoutoume Leclercq, la ministre de la Fonction publique, Laurence Ndong, ainsi que le ministre délégué à l’Économie, chargé du Budget, Marc Abeghé. Cette diversité de profils institutionnels souligne l’importance stratégique accordée à l’éducation, perçue comme un levier essentiel du développement national.
Les discussions ont principalement porté sur la relance des négociations au sein de la commission interministérielle tripartite, mise en place pour examiner les revendications de « SOS Éducation » et identifier des solutions durables, compatibles avec les contraintes budgétaires de l’État. Les préoccupations liées à la qualité de l’enseignement, aux conditions de travail des enseignants et à la stabilité du système éducatif ont occupé une place centrale dans les échanges.
Il convient de rappeler que cette étape fait suite à l’Assemblée générale tenue le samedi 24 janvier, au cours de laquelle le médiateur désigné par le Chef de l’État, Jean Gaspard Ntoutoume Ayi, avait recommandé la désignation de neuf représentants du mouvement « SOS Éducation » pour engager formellement les discussions avec le gouvernement. Une initiative saluée comme un pas décisif vers la structuration d’un cadre de négociation crédible et efficace.
L’engagement affiché par Hermann Immongault et l’ensemble de l’équipe gouvernementale témoigne d’une volonté claire d’apporter des réponses concrètes aux défis qui minent l’Éducation nationale. Désormais, l’attention se tourne vers la suite des négociations, suivies de près par les enseignants, les parents d’élèves et l’opinion publique. Dans un secteur aussi sensible que stratégique, cette relance du dialogue pourrait marquer le début d’une sortie progressive de crise et ouvrir la voie à des réformes durables pour bâtir l’éducation de demain.

