Industries culturelles : Paul Ulrich Kessany engage la restructuration d’un secteur en quête de maturité

Industries culturelles : Paul Ulrich Kessany engage la restructuration d’un secteur en quête de maturité

Face aux fragilités structurelles qui freinent l’essor des industries culturelles et créatives, le ministre de la Jeunesse, des Sports, du Rayonnement culturel et des Arts, Paul Ulrich Kessany, a récemment décliné les grandes orientations stratégiques de son département.

En ligne de mire : la formalisation, la structuration et la professionnalisation d’un secteur encore largement informel, mais porteur d’un fort potentiel économique.

Un diagnostic lucide des fragilités

Défaut d’organisation, accès limité aux financements, absence de données fiables, faible structuration des filières et adaptation insuffisante aux exigences du numérique : les défis sont nombreux pour les artistes et opérateurs culturels gabonais.

Dans un contexte où la transformation digitale redéfinit les modes de production et de diffusion, ces lacunes empêchent encore la culture de jouer pleinement son rôle de levier de croissance.

Pour le membre du gouvernement, aucune politique publique efficace ne peut être élaborée sans une connaissance précise des acteurs concernés.

Un recensement national pour structurer l’action

Un vaste programme de recensement a ainsi été lancé à travers les directions provinciales et les mairies, avec pour objectif d’établir une cartographie nationale des artistes et professionnels de la culture.

Cette identification permettra de mieux orienter les dispositifs d’accompagnement, d’adapter les priorités régionales et sectorielles, et d’ouvrir l’accès à certains avantages institutionnels.

Le ministre reconnaît toutefois une difficulté majeure : la faible mobilisation des artistes dans ce processus d’enregistrement. Or, sans données fiables et exhaustives, il devient complexe de bâtir une stratégie cohérente et durable.

Former pour professionnaliser

Au-delà du recensement, l’accent est mis sur la montée en compétences. Un programme de formation dédié à l’entrepreneuriat culturel, à la gestion administrative et financière ainsi qu’à la maîtrise des outils numériques a été lancé.

L’objectif est clair : permettre aux acteurs culturels de professionnaliser leurs activités, de mieux valoriser leurs œuvres et de s’inscrire durablement dans des dynamiques économiques structurées.

Pour Paul Ulrich Kessany, la culture peut devenir un moteur de croissance et un vecteur d’emplois, notamment pour les jeunes — à condition que le secteur soit mieux organisé, structuré et soutenu financièrement.

Vers une nouvelle ère pour les industries créatives

Se positionnant comme un acteur de terrain devenu décideur public, le ministre affirme vouloir impulser une réforme profonde visant à faire des industries culturelles un pilier du rayonnement du Gabon.

Cette ambition s’inscrit dans une stratégie plus large de diversification économique et de valorisation du capital créatif national.

Reste désormais à traduire cette vision en résultats tangibles, capables d’inscrire durablement la culture gabonaise dans une trajectoire de croissance structurée et compétitive.

CATEGORIES
Share This

COMMENTS

Wordpress (0)
Disqus ( )