
Ines Yangari : écrire pour guérir, écrire pour transmettre
Le 28 juin dernier, la Résidence Yangari, nichée au cœur de la Sablière, s’est muée en un espace de douceur, de réflexion et d’émotion. À l’occasion de la sortie de son ouvrage Autopsy – Les 12 étapes de ma guérison, Ines Yangari a convié son lectorat à une séance de dédicace aussi intime qu’inspirante. Une rencontre littéraire qui a touché bien au-delà des mots.
Un récit personnel, une portée universelle
Dans Autopsy, l’autrice gabonaise livre un témoignage bouleversant sur son propre chemin de reconstruction. Entre douleurs tues et vérités dévoilées, elle explore les étapes de sa guérison avec une sincérité désarmante. Chaque chapitre est une escale vers la résilience, chaque mot, une tentative d’embrasser la lumière après l’ombre.
Lors de cet événement feutré, Ines Yangari ne s’est pas contentée de signer des livres. Elle a parlé avec le cœur, partagé ses doutes, ses silences, et sa renaissance. Loin des artifices, sa parole a touché juste, accueillie par un public attentif, ému, souvent silencieux, parfois en larmes.
Une voix forte dans le paysage littéraire gabonais
À travers cet ouvrage, Ines Yangari confirme une chose : la littérature peut être un acte de courage et de soin, autant pour l’écrivaine que pour ses lecteurs. Elle s’inscrit dans une lignée d’autrices africaines qui osent mêler l’intime au politique, le vécu au collectif, et fait entendre une voix féminine forte, nécessaire, ancrée dans le réel.
Sa démarche va au-delà du livre. Elle ouvre un espace de parole pour celles et ceux qui n’en ont pas toujours eu. Elle fait de l’écriture un outil de libération, un geste thérapeutique, un engagement social.
Une œuvre à lire, à relire, à offrir
Autopsy n’est pas un simple témoignage. C’est une invitation à regarder en soi, à faire la paix avec ses blessures, à nommer ce qui fait mal pour mieux avancer. C’est aussi un hommage à toutes celles – et ceux – qui, dans le silence, traversent des tempêtes intérieures.
En s’ouvrant ainsi au monde, Ines Yangari offre bien plus qu’un livre : elle tend la main, et donne la permission de guérir.

