
Le procès de Sylvia Bongo Ondimba et de Noureddin Bongo Valentin s’ouvre à Libreville
Après le coup d’État du 30 août 2023 qui a renversé Ali Bongo Ondimba, l’ancienne Première dame Sylvia Bongo Ondimba et son fils Noureddin Bongo Valentin ont été interpellés et placés en détention à Libreville.
Ils sont poursuivis pour plusieurs chefs d’accusation, notamment « détournement de biens publics » et « blanchiment de capitaux ».
Une date arrêtée
Le procès est officiellement fixé pour s’ouvrir le 10 novembre 2025 devant la Cour criminelle spéciale de Libreville.
Les faits reprochés concernent des actes supposés commis à Libreville et la procédure gabonaise prévoit la possibilité de jugement par contumace si les prévenus ne sont pas présents.
Le refus de comparaître
Les deux accusés ont annoncé qu’ils ne se rendront pas à Libreville pour ce procès. Leurs avocats dénoncent un « procès‑spectacle » et mettent en cause les garanties d’équité de la procédure.
Du côté des autorités gabonaises, il est rappelé que la loi permet de poursuivre à huis clos ou par contumace et que les dates ont été fixées dans les règles.
Enjeux et réactions
Ce procès est très symbolique :
Pour le pouvoir de transition, il représente un signal fort de lutte contre l’impunité.
Pour la défense, le droit à un procès équitable est en question, notamment en raison des accusations de torture et des circonstances de détention des prévenus.
Sur la scène internationale, la double nationalité française des prévenus et la plainte ouverte en France compliquent encore l’équation diplomatique.
Le procès s’ouvre le 10 novembre 2025 à Libreville.
Les prévenus ont décidé de ne pas comparaître, ce qui conduit à une procédure par contumace.
Le dossier touche à des accusations majeures de malversations financières, dans un cadre où la justice gabonaise est sous forte pression.
Le déroulé et la transparence de cette procédure seront observés de près, tant au Gabon qu’à l’international.

