
Oligui Nguema met la pression sur Ebomaf pour des résultats concrets
Reçu en audience par le chef de l’État, le PDG du groupe Ebomaf, Mahamadou Bonkoungou, a fait le point sur l’avancement des grands chantiers routiers en cours au Gabon. Une rencontre stratégique au cours de laquelle le président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema, a clairement fixé le cap : accélérer les travaux, garantir la qualité et respecter les délais.
Des projets routiers structurants au cœur des priorités
Aux côtés du ministre des Travaux publics, Edgard Moukoumbi, le chef de l’État a passé en revue plusieurs projets structurants, véritables piliers de la politique d’aménagement du territoire.
Parmi eux, les axes Lébamba–Mbigou–Makongonio–Malinga–Molo (208 km) et Yombi–Mandji–carrefour Rabi–Omboué (244 km), considérés comme essentiels pour améliorer la connectivité nationale et désenclaver plusieurs localités.
La route, levier stratégique de développement économique
Au-delà des infrastructures, ces projets traduisent une ambition économique plus large. Pour les autorités, la route constitue un levier stratégique de transformation, capable de stimuler les échanges, de dynamiser les zones de production et de réduire les coûts logistiques.
Un enjeu particulièrement crucial pour Port-Gentil, où une meilleure desserte pourrait avoir un impact direct sur le coût de la vie, notamment en facilitant l’approvisionnement en produits de première nécessité.
Une exigence de résultats et de qualité
Mais cette dynamique s’accompagne d’une exigence renforcée. Conscient des retards et des défaillances qui ont longtemps marqué les projets publics, Brice Clotaire Oligui Nguema a adopté une posture de fermeté.
Le message est clair : tolérance zéro pour les retards et les travaux de mauvaise qualité. Le gouvernement entend désormais imposer un strict respect des normes techniques et des engagements contractuels.
Un dispositif de suivi renforcé
Pour y parvenir, un dispositif de suivi renforcé sera mis en place, avec des missions techniques dédiées et une présence accrue sur le terrain.
L’objectif est d’assurer un contrôle rigoureux de l’exécution des chantiers et de restaurer la crédibilité de l’action publique dans un secteur souvent critiqué.
Un test pour la gouvernance actuelle
Ces projets routiers constituent ainsi un test grandeur nature pour la gouvernance actuelle. Car au-delà des annonces, c’est la capacité à livrer des infrastructures fiables, durables et opérationnelles qui déterminera la confiance des populations.
À travers cette offensive, le chef de l’État joue une carte essentielle : démontrer que la rupture annoncée peut se traduire en résultats tangibles sur le terrain.

