
ONU : Macky Sall maintient sa candidature malgré les divisions africaines
L’ancien président sénégalais Macky Sall ne compte pas céder face aux résistances. Malgré une opposition affichée de plusieurs États africains, sa candidature au poste de secrétaire général de l’ONU reste d’actualité, révélant au passage les fractures politiques persistantes au sein du continent.
Une succession stratégique à la tête de l’ONU
Alors que le mandat de António Guterres arrive à échéance fin 2026, la bataille pour sa succession s’intensifie. Mais du côté africain, l’absence de consensus autour du profil de Macky Sall illustre les difficultés de l’Union africaine à parler d’une seule voix sur les grandes échéances internationales.
Une opposition notable au sein du continent
Selon des informations relayées par Radio France Internationale, une vingtaine de pays africains ont exprimé leur refus de soutenir l’ancien chef de l’État sénégalais. Une opposition significative, d’autant plus marquante que le Sénégal lui-même, sous la direction de nouvelles autorités issues d’un courant politique différent, se montre réservé vis-à-vis de cette candidature. Ce désaveu, bien que politique, fragilise l’élan diplomatique initial.
Un soutien majoritaire revendiqué par son camp
Pour autant, le camp de Macky Sall refuse de parler d’isolement. Ses soutiens avancent qu’une majorité d’États africains — 36 sur 54 — auraient déjà exprimé leur appui, soit environ 61 % du continent. Une base jugée suffisante pour légitimer la poursuite de la campagne, en dépit de l’absence d’unité formelle au sein de l’organisation panafricaine.
Des lignes diplomatiques en évolution
Dans ce contexte, certaines évolutions diplomatiques viennent nuancer les lignes de fracture. Des pays comme l’Égypte et le Liberia auraient récemment infléchi leur position, réduisant le front des opposants. D’autres, à l’image du Nigeria, maintiennent toutefois leurs réserves, invoquant le principe de rotation géographique qui, selon eux, devrait profiter à l’Amérique latine pour le prochain mandat à la tête des Nations unies.
Un enjeu majeur pour l’influence africaine
Au-delà des jeux d’alliances, cette candidature met en lumière un enjeu plus large : la capacité du continent africain à peser de manière cohérente sur la scène internationale. L’absence de consensus fragilise non seulement la position de Macky Sall, mais aussi celle de l’Afrique dans une compétition où l’unité constitue souvent un levier décisif.
Une détermination intacte malgré les divisions
Malgré ces turbulences, l’ancien président sénégalais reste déterminé. Convaincu de la neutralité du processus de désignation au sein des Nations unies, il poursuit sa campagne diplomatique avec l’ambition de rallier au-delà du continent africain.
Une course encore ouverte
Reste à savoir si cette stratégie suffira à surmonter les divisions internes et à imposer sa candidature face aux autres prétendants. Une chose est sûre : dans cette course à haute intensité politique, Macky Sall joue une partition où la persévérance pourrait bien être son principal atout.

