
Souveraineté alimentaire : Pacôme Kossy passe au crible la filière avicole nationale
Dans un contexte marqué par la volonté affirmée des autorités de renforcer la souveraineté alimentaire du pays, le ministre de l’Agriculture, de l’Élevage et du Développement rural, Pacôme Kossy, a effectué, le 22 janvier 2026, une mission d’évaluation stratégique au sein de la SMAG et du groupement Pouss’In. Cette descente de terrain, à la fois symbolique et opérationnelle, s’inscrit dans la mise en œuvre de la stratégie nationale visant à réduire la dépendance alimentaire, notamment en ce qui concerne le poulet de chair, produit de grande consommation.
Au cours de cette visite, le membre du Gouvernement s’est rendu sur plusieurs sites majeurs de production avicole, notamment les fermes ROGERS, ETHIA ET FRÈRES, JRO FARMS et AGRIVERT. L’objectif était d’évaluer de manière concrète les capacités de production nationales et d’identifier les leviers permettant, à moyen terme, une réduction progressive, puis un arrêt définitif des importations de poulets de chair. Sur le terrain, le ministre a pu apprécier les efforts consentis par les opérateurs locaux et échanger directement avec les exploitants sur les réalités quotidiennes du secteur.
Ces échanges ont permis de mettre en évidence plusieurs défis structurels qui freinent encore le plein essor de la filière avicole nationale. Parmi les principales contraintes relevées figurent les difficultés d’accès aux poussins d’un jour et aux intrants alimentaires, les problèmes liés à l’approvisionnement en énergie, l’enclavement de certaines zones de production qui complique la logistique, ainsi que les dispositifs de financement jugés insuffisamment adaptés aux besoins spécifiques des aviculteurs.
À travers cette mission d’évaluation, les autorités entendent affiner les orientations stratégiques et renforcer l’accompagnement des acteurs du secteur. L’ambition affichée est de bâtir une filière avicole plus performante, résiliente et compétitive, capable de répondre durablement à la demande nationale. Cette démarche s’inscrit pleinement dans la dynamique de transformation agricole engagée par le pays, où la souveraineté alimentaire apparaît désormais comme un pilier central du développement économique et social.

