Un drame silencieux au lycée Montalier : l’élève Élie Bousiné mis fin à ses jours

Un drame silencieux au lycée Montalier : l’élève Élie Bousiné mis fin à ses jours

C’est avec une profonde tristesse que la communauté du lycée public Montalier apprend le suicide tragique d’un de ses élèves, Élie Bousiné, âgé de 18 ans et en classe de terminale.

Le lycée, ses camarades, ses enseignants et sa famille sont aujourd’hui plongés dans l’incompréhension et la douleur.

Selon les premiers éléments de l’enquête, Élie aurait mis fin à ses jours par pendaison dans l’enceinte même de l’établissement.
Le Gabonais
Il était résident du complexe scolaire, hébergé par sa tante chargée de l’école primaire attenante, et c’est elle qui a découvert le corps.

Élie était décrit par ses pairs comme un garçon discret, studieux, parfois réservé, mais sans signes apparents de détresse extrême.
Sa disparition choque d’autant plus que beaucoup affirment qu’il ne laissait rien paraître — une détresse silencieuse, camouflée derrière une façade normale.

Dépression, souffrance intérieure : les visages invisibles du mal-être adolescent

Ce drame rappelle que la dépression, le découragement ou le sentiment d’isolement peuvent toucher n’importe quel jeune, même celui qui semble “tenir le coup”. Les signaux d’alerte sont souvent subtils :

perte d’intérêt pour les activités auparavant appréciées

fatigue chronique, troubles du sommeil

changement brusque d’humeur, irritabilité

propos pessimistes ou désespérés

Pour prévenir de tels événements, l’écoute, le dialogue et la bienveillance sont essentiels.

« En tant que parent, vous pouvez vous informer sur les facteurs de risque et les signes d’alerte, et rester disponible pour votre enfant. »

Les experts soulignent aussi l’importance de renforcer les mécanismes de protection : soutien familial, amitié, hygiène de vie, accès à un accompagnement psychologique.

Ce que ce drame nous enseigne, c’est qu’aucun parent ne doit considérer une phase de mutisme, une grande tristesse ou un comportement étrangement silencieux comme “normal” sans chercher à comprendre.

Prenez le temps de parler avec votre enfant, écoutez-le sans jugement.

Encouragez-le à exprimer ses émotions — peur, tristesse, colère — même si cela paraît difficile.

Si vous remarquez des signes récurrents de détresse, ne tardez pas à consulter un professionnel de la santé mentale (psychologue, psychiatre).

Créez autour de lui un environnement de confiance, d’encouragement et de sécurité émotionnelle.

La peine est immense, mais l’espoir ne doit pas s’éteindre. Ce drame doit être un appel à l’action : dans les familles, dans les écoles, dans les politiques nationales. Il faut rendre la santé mentale visible, briser le silence, et offrir des espaces où les jeunes peuvent parler, être entendus, être aidés.

À la mémoire d’Élie, puissiez-vous transformer ce chagrin en un engagement collectif pour que d’autres jeunes ne se perdent pas dans l’ombre.*

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