
TFH : Un dispositif “zéro fuite” pour rassurer les Gabonais – SEEG, traçabilité et contrôle public au cœur de la réforme
Face à la principale inquiétude des citoyens la peur que l’argent de la Taxe Forfaitaire d’Habitation (TFH) « disparaisse » le gouvernement dévoile un mécanisme inédit, pensé pour verrouiller chaque étape du circuit financier. Collecte automatisée via la SEEG, répartition immédiate des fonds et engagement présidentiel sur la transparence : jamais une taxe locale n’avait bénéficié d’un cadre aussi strict depuis la création des collectivités.
La réforme se veut claire : aucun franc ne doit échapper au contrôle public.
L’intégration de la TFH dans la facture d’électricité fait office de colonne vertébrale du dispositif. Ce choix technique permet une collecte instantanée, traçable et surtout inviolable. Contrairement aux taxes réglées en liquide, souvent payées tardivement ou sujettes aux manipulations, la facture SEEG élimine le risque de détournement à chaque maillon de la chaîne administrative.
Cette architecture répond à un objectif simple : assurer un recouvrement parfait, du domicile du citoyen jusqu’au compte de la collectivité locale.
« C’est la fin des zones d’ombre dans le circuit financier », affirme un cadre du ministère du Budget. La facture d’électricité devient ainsi un outil de simplification, mais surtout de sécurisation systémique.
Autre innovation majeure : la ventilation automatique des fonds. Dès le paiement, la somme est répartie sans intervention humaine. Une part est envoyée directement au Trésor public pour financer les chantiers nationaux structurants. L’autre est transférée aux mairies pour améliorer les services de proximité : éclairage public, salubrité, routes secondaires.
Ce système inédit réduit à zéro la marge d’arbitraire. « La TFH n’est pas une caisse noire : c’est une architecture budgétaire verrouillée », tranche un juriste expert en gouvernance locale.
Au sommet de cette mécanique, un engagement fort : celui du Chef de l’État. Le Président de la République a exigé une traçabilité totale des fonds et un tableau de bord accessible aux institutions de contrôle. Un reporting trimestriel permettra de vérifier si les recettes collectées se traduisent réellement en investissements.
Une démarche inspirée des modèles rwandais, béninois et sud-africains, où la transparence fiscale a renforcé la confiance citoyenne et accéléré l’aménagement urbain.
Mais au-delà du dispositif technique, l’enjeu politique est immense. La TFH ne pourra être acceptée que si elle produit des résultats visibles. Des routes réhabilitées, des quartiers assainis, un éclairage public stable : autant de marqueurs concrets que les populations attendent.
À l’inverse, si aucune amélioration tangible n’est perçue, la taxe deviendra rapidement un symbole d’échec. Le gouvernement a posé les garde-fous, mais la réussite repose désormais sur l’exécution locale et la capacité des mairies à transformer les recettes en actions.
La TFH pourrait devenir l’une des réformes les plus structurantes de la Vᵉ République — à condition que la transparence, promise comme absolue, soit réelle dans les faits.

