
Nkoltang : le futur centre de traitement des déchets suscite attentes et interrogations des populations
Le projet de construction du futur Centre d’enfouissement technique intégré de Valorisation et de Traitement des Déchets (CTVD) franchit une nouvelle étape à Nkoltang. Le mercredi 13 mai 2026, les populations du deuxième arrondissement de la commune de Ntoum ont pris part à une consultation publique organisée autour de cette infrastructure présentée comme stratégique pour l’assainissement et la gestion durable des déchets dans la province de l’Estuaire.
Présidée par le gouverneur de l’Estuaire, Marie Françoise Dikoumba, la rencontre a réuni autorités administratives, responsables techniques, élus locaux et riverains dans une atmosphère marquée par de nombreux échanges autour des enjeux environnementaux, sanitaires et économiques du projet.
Un projet présenté comme structurant pour la région
Cette consultation publique avait pour principal objectif de présenter les contours du futur CTVD, ses missions ainsi que les impacts attendus sur le cadre de vie des populations.
Les responsables du projet ont notamment insisté sur la nécessité d’associer les riverains à cette démarche afin de garantir une meilleure compréhension des enjeux liés à cette future infrastructure. Selon les organisateurs, le centre devrait permettre d’améliorer durablement la gestion des déchets dans la commune de Ntoum et ses environs, tout en réduisant les risques sanitaires liés à l’insalubrité.
Face aux autorités, les habitants de Nkoltang ont exprimé leurs préoccupations concernant les conséquences possibles du projet sur leur quotidien, notamment en matière d’environnement, de nuisances et de sécurité sanitaire.
Une réponse aux défis environnementaux et sanitaires
Prenant la parole au cours des échanges, le gouverneur de l’Estuaire, Marie Françoise Dikoumba, a rappelé l’importance stratégique du futur centre de traitement des déchets.
Pour elle, ce projet constitue une réponse concrète aux défis environnementaux auxquels les collectivités locales sont confrontées depuis plusieurs années.
« Il s’agit d’un projet structurant qui répond aux défis environnementaux et sanitaires auxquels les collectivités sont confrontées », a-t-elle déclaré devant les participants.
L’autorité administrative a également appelé les populations à accompagner cette initiative pensée, selon elle, dans une logique de développement durable et d’intérêt collectif.
Emplois et opportunités économiques en ligne de mire
Au-delà de sa mission environnementale, le futur CTVD de Nkoltang est également présenté comme un levier potentiel de développement économique local.
Le coordinateur du projet, Yannick Edson Ongoundja, a expliqué que l’infrastructure ne se limitera pas uniquement au traitement des déchets. Elle pourrait aussi générer plusieurs opportunités économiques, notamment en matière d’emplois directs et indirects au profit des jeunes de la localité.
Cette dimension sociale apparaît comme un élément clé pour convaincre les populations de l’intérêt du projet dans une zone où les attentes en matière d’infrastructures et d’emplois demeurent importantes.
Une concertation devenue incontournable
Cette nouvelle consultation publique rappelle celle organisée en 2025 autour du projet de complexe pénitentiaire moderne de Nkoltang. Déjà à cette époque, les riverains avaient été associés aux discussions autour des impacts environnementaux et sociaux des futurs aménagements.
Avec le CTVD, les autorités semblent vouloir renforcer cette approche participative afin de prévenir les tensions et favoriser une meilleure adhésion des communautés locales.
Reste désormais à savoir si les préoccupations exprimées par les populations seront pleinement prises en compte dans la mise en œuvre effective de ce projet présenté comme essentiel pour l’avenir environnemental de la région.

