
Gabon–FMI : un nouveau programme économique en préparation, les réformes saluées par l’institution de Bretton Woods
Le Gabon poursuit le renforcement de son partenariat avec le Fonds monétaire international (FMI). Reçu par le Vice-président du gouvernement, Hermann Immongault, l’administrateur du FMI, Régis Olivier N’Sondé, a conduit une mission de travail consacrée à l’évolution de la coopération entre les deux parties et à la préparation d’un nouveau programme économique attendu avant la fin de l’année 2026.
Cette rencontre intervient dans un contexte où les autorités gabonaises accélèrent les réformes économiques et budgétaires afin de consolider les équilibres macroéconomiques et de soutenir les ambitions du Plan national de croissance et de développement (PNCD) 2026-2030.
Le FMI encourage les réformes engagées
Au cœur des échanges figuraient l’état d’avancement des réformes structurelles, les perspectives économiques du pays ainsi que les conditions nécessaires à la conclusion d’un nouvel accord avec l’institution de Bretton Woods.
À l’issue de l’audience, Régis Olivier N’Sondé a salué les efforts entrepris par le gouvernement gabonais sous l’impulsion du président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema.
« Nous avons échangé sur les relations entre le Gabon et le Fonds monétaire international, d’autant plus que des efforts sont en train d’être entrepris conformément à la volonté du Chef de l’État », a-t-il déclaré.
Le représentant du FMI a notamment mis en avant l’audit de la dette publique engagé par les autorités, considéré comme une étape importante vers une gestion plus transparente et plus rigoureuse des finances publiques. L’institution insiste également sur le respect des principes de bonne gouvernance et de transparence, essentiels pour renforcer la crédibilité économique du Gabon auprès des partenaires internationaux.
Une loi de finances rectificative saluée
La mission du FMI s’est également félicitée des orientations retenues dans la loi de finances rectificative 2026, estimant qu’elle traduit une volonté de mieux maîtriser les dépenses publiques tout en préservant les investissements stratégiques et les dépenses sociales.
Selon Régis Olivier N’Sondé, le dialogue entre les équipes techniques du FMI et les autorités gabonaises demeure constant afin d’évaluer la situation macroéconomique du pays et de finaliser un ensemble de réformes qui pourrait déboucher sur un nouveau programme d’ici la fin de l’année.
Le représentant du Fonds s’est par ailleurs déclaré rassuré par les engagements pris par le gouvernement, soulignant que les avancées observées témoignent d’une dynamique positive.
Un programme aligné sur les priorités nationales
Pour Hermann Immongault, le futur accord devra avant tout répondre aux besoins et aux objectifs du Gabon. Le Vice-président du gouvernement a insisté sur le fait que ce programme ne sera pas dicté par le FMI, mais conçu autour des priorités nationales définies dans le PNCD.
« Ce n’est pas le programme du FMI, c’est le programme des États. Il doit correspondre aux priorités des États. Dans le cas du Gabon, ces priorités sont celles du Plan national de croissance et de développement, sur lequel le Chef de l’État s’est engagé devant les Gabonais », a affirmé le responsable gouvernemental.
Il a également reconnu que l’institution financière internationale attend une transmission plus fluide des données économiques et budgétaires. Les administrations concernées ont ainsi été mobilisées afin d’accélérer la production des informations nécessaires aux travaux techniques.
« Nous travaillons sur une trajectoire budgétaire la plus réaliste, la plus soutenable et la plus compatible avec le cadre de la première année du futur programme que nous allons conclure avec le FMI », a-t-il précisé.
Vers un accord avant la fin de 2026
Au-delà des questions budgétaires, cette rencontre illustre la volonté des autorités gabonaises de maintenir un dialogue étroit avec leurs partenaires techniques et financiers afin d’accompagner les réformes engagées et de renforcer la confiance des investisseurs.
Hermann Immongault a également sollicité l’appui du bureau de l’administrateur du FMI pour faciliter la poursuite des discussions, rappelant que des progrès significatifs ont été réalisés depuis les premiers échanges entre le président Brice Clotaire Oligui Nguema et la direction générale du Fonds.
Si les négociations se poursuivent au rythme actuel, le Gabon pourrait conclure, avant la fin de l’année 2026, un nouveau programme avec le FMI. Un accord qui devrait contribuer à consolider la stabilité macroéconomique du pays, renforcer la crédibilité de ses finances publiques et soutenir la mise en œuvre des réformes prévues dans le Plan national de croissance et de développement.

