
Ebola-Hantavirus : le gouvernement rassure l’opinion !
Deux virus préoccupent actuellement les autorités sanitaires internationales : le Hantavirus, souche Andes, détecté à bord d’un navire de croisière dans l’Atlantique sud, et le virus Ebola, officiellement déclaré depuis le 15 mai dernier au nord-est de la République démocratique du Congo (RDC), dans une zone frontalière avec l’Ouganda et le Soudan du Sud.
Face à la montée des inquiétudes et à la multiplication des cas dans les régions touchées, le gouvernement gabonais a tenu à rassurer la population. Dans un communiqué officiel lu lundi dernier par la ministre de la Santé, le Pr Elza Joséphine Nkana Ayo-Bivigou, les autorités affirment qu’« aucun cas suspect ni contact, de l’une des deux épidémies, n’a été signalé dans notre pays ».
Vigilance renforcée aux frontières
Même si aucun cas n’est recensé à ce jour au Gabon, les pouvoirs publics appellent les populations à faire preuve de vigilance et à respecter strictement les mesures de prévention sanitaire.
Parmi les recommandations formulées figurent notamment le lavage régulier des mains, l’entretien des domiciles et l’élimination de toutes les sources favorisant la prolifération des rongeurs et autres vecteurs potentiels de maladies.
Dans le même temps, le gouvernement annonce un renforcement du dispositif de surveillance épidémiologique dans les aéroports internationaux. Des campagnes de sensibilisation destinées aux personnels aéroportuaires et aux professionnels de santé ont également été lancées. À cela s’ajoute la distribution de fiches de renseignement sanitaire à tous les voyageurs internationaux entrant sur le territoire.
Ebola : une nouvelle alerte en RDC
Concernant l’épidémie d’Ebola qui sévit actuellement en RDC, les autorités sanitaires évoquent « 8 cas positifs, 80 décès et 246 cas suspects ». Une situation préoccupante qui rappelle la dangerosité persistante de cette maladie hautement contagieuse.
Il s’agit, selon le ministère de la Santé, de la 17e épidémie de fièvre hémorragique à virus Ebola enregistrée en République démocratique du Congo.
Le virus Ebola se manifeste généralement par de fortes fièvres, accompagnées de symptômes hémorragiques sévères pouvant entraîner la mort. Le taux moyen de létalité est estimé à environ 50 %.
La transmission s’effectue principalement par contact direct avec les fluides corporels d’une personne infectée : sang, salive, sueur, urine, vomissements, selles, lait maternel ou sperme.
Le Hantavirus sous surveillance
De son côté, le Hantavirus humain demeure également sous haute surveillance. Cette infection est généralement transmise par contact avec l’urine, les excréments ou la salive de rongeurs infectés. L’inhalation de poussières contaminées peut également provoquer l’infection.
Les spécialistes indiquent que la période d’incubation varie entre une et six semaines. Les premiers symptômes ressemblent souvent à ceux d’un état grippal classique : fièvre, fatigue et douleurs musculaires. Mais l’évolution peut rapidement devenir critique avec l’apparition de troubles cardiopulmonaires sévères, de détresse respiratoire, voire de coma.
Prévenir plutôt que guérir
Face à ces menaces sanitaires internationales, les autorités gabonaises misent sur l’anticipation, la prévention et la sensibilisation des populations. Une stratégie destinée à éviter toute introduction de ces virus sur le territoire national et à préserver la sécurité sanitaire des citoyens.
Dans un contexte mondial marqué par la recrudescence des maladies infectieuses émergentes, le gouvernement entend maintenir un niveau d’alerte élevé tout en appelant au calme et à la responsabilité collective.

