
USTM : plus de 700 millions FCFA débloqués pour régler les vacations des enseignants-chercheurs
La crise autour des vacations à l’Université des sciences et techniques de Masuku (USTM) connaît une nouvelle évolution. Au lendemain des assurances du président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema, concernant le règlement des sommes dues aux enseignants-chercheurs, le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique a dévoilé les résultats de l’audit mené sur les dettes académiques.
Le ministre Pr Charles Edgar Mombo a présenté les conclusions de cette opération tout en appelant à une reprise normale des activités pédagogiques.
Un audit pour clarifier les dettes universitaires
Réalisé sous la supervision du ministère de l’Économie et des Finances, l’audit concernait les années académiques 2023-2024 et 2024-2025.
L’opération a porté sur :
- 12 établissements publics d’enseignement supérieur ;
- Près de 5 700 bénéficiaires ;
- Une dette globale déclarée de 3,448 milliards de FCFA.
Après vérification, 2,428 milliards de FCFA ont été retenus comme montant éligible au paiement, soit un écart de plus d’un milliard de FCFA entre les sommes déclarées et celles validées.
Plus de 700 millions FCFA déjà disponibles pour l’USTM
Concernant spécifiquement l’USTM, la dette déclarée s’élevait à 1,206 milliard de FCFA.
Selon le ministère, plus de 700 millions de FCFA ont déjà été mobilisés par le Trésor public afin de permettre le paiement des vacations dues aux enseignants-chercheurs dans les prochains jours.
Le Pr Charles Edgar Mombo a indiqué que le processus de règlement était déjà engagé, exprimant son étonnement face au déclenchement de la grève alors que les démarches administratives et financières étaient en cours.
Vers une reprise des enseignements
À travers ces mesures, le gouvernement entend rétablir un climat de confiance avec la communauté universitaire et garantir la continuité des activités académiques.
Les autorités appellent désormais les enseignants-chercheurs à reprendre les cours, estimant que les conditions sont réunies pour avancer vers une résolution progressive du dossier des vacations.
Cette situation met une nouvelle fois en lumière les défis liés au financement de l’enseignement supérieur public, mais également la volonté des autorités de renforcer la transparence dans la gestion des ressources destinées aux universités gabonaises.

