GABON : 1 700 MILLIARDS DE FCFA À RÉCUPÉRER, 600 DÉBITEURS SOUS PRESSION AVANT LE 7 OCTOBRE

GABON : 1 700 MILLIARDS DE FCFA À RÉCUPÉRER, 600 DÉBITEURS SOUS PRESSION AVANT LE 7 OCTOBRE

Un mois pour restituer les sommes dues à l’État… avant un possible passage devant la justice

Le compte à rebours est lancé. Au Gabon, environ 600 personnes physiques et morales sont désormais appelées à régulariser leur situation auprès de l’État, pour un montant global estimé à 1 700 milliards de FCFA. L’échéance fixée est claire : 7 octobre 2026.

Derrière ce montant vertigineux se trouvent des débets et amendes prononcés par la Cour des comptes, accumulés sur plusieurs années. Il ne s’agit donc pas de 1 700 milliards de FCFA nouvellement détournés en 2026, mais d’un stock de créances issues de décisions financières antérieures, certaines remontant à près de vingt ans.

Un ultimatum d’un mois

Selon les informations rapportées début septembre, les débiteurs disposent d’un délai courant du 7 septembre au 7 octobre 2026 pour s’acquitter des sommes qui leur sont réclamées. Passé ce délai, les dossiers non régularisés pourraient être transmis à la justice répressive, lorsque les conditions légales sont réunies.

Parmi les personnes et structures concernées figureraient notamment des comptables publics, ordonnateurs de crédits, responsables de collectivités locales ainsi que des entreprises privées.

1 700 milliards : un montant qui donne le vertige

L’enjeu financier est considérable. Les 1 700 milliards de FCFA représentent environ 31 % du budget rectifié de l’État pour 2026, établi à 5 495,2 milliards de FCFA.

Mais une précision est essentielle : ces 1 700 milliards ne constituent pas de l’argent actuellement disponible dans les caisses de l’État. Il s’agit de sommes à recouvrer, correspondant à des créances et sanctions financières accumulées au fil des années.

La Cour des comptes avait notamment indiqué que certaines procédures de recouvrement peuvent rester pendantes pendant 15 à 20 ans, ce qui illustre la difficulté historique à transformer les décisions de justice financière en remboursements effectifs.

Après les contrôles, place au recouvrement

Pour les autorités, le véritable enjeu est désormais de passer du constat à l’action.

Car prononcer un débet ne suffit pas. Encore faut-il que les sommes soient effectivement récupérées et reversées au Trésor public.

La Cour des comptes a ainsi engagé un suivi renforcé des dossiers afin d’identifier les personnes ayant déjà payé et celles restant redevables.

Que restera-t-il au 7 octobre ?

La date du 7 octobre 2026 sera donc particulièrement scrutée.

Combien de débiteurs auront régularisé leur situation ?
Combien de milliards auront réellement rejoint les caisses de l’État ?
Combien de dossiers seront transmis à la justice ?

C’est là que se jouera la véritable portée de cet ultimatum.

Car derrière le chiffre spectaculaire de 1 700 milliards de FCFA, une question demeure : combien l’État gabonais parviendra-t-il réellement à récupérer ?

Une chose est certaine : le 7 octobre pourrait marquer un tournant dans la politique de recouvrement des créances publiques au Gabon.

À un mois de l’échéance, le compte à rebours est désormais lancé.

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