Recensement des Gabonais économiquement faibles : le gouvernement relance l’opération pour mieux cibler les aides sociales

Recensement des Gabonais économiquement faibles : le gouvernement relance l’opération pour mieux cibler les aides sociales

Le gouvernement gabonais lancera, dès septembre 2026, une nouvelle campagne nationale de recensement des Gabonais économiquement faibles (GEF). Cette opération, annoncée le 21 juillet lors d’une réunion interministérielle présidée par le Vice-président du gouvernement, Hermann Immongault, vise à actualiser le registre social national afin de garantir que les aides publiques bénéficient réellement aux ménages les plus vulnérables.

Un registre social plus fiable pour une meilleure protection des populations

Cette nouvelle phase de recensement répond à la volonté des autorités de corriger les insuffisances constatées dans le précédent fichier. L’objectif est de retirer les bénéficiaires qui ne remplissent plus les critères d’éligibilité, tout en intégrant les personnes en situation de précarité qui avaient été omises.

À travers cette mise à jour, le gouvernement entend disposer d’une base de données plus fiable et plus représentative de la réalité sociale du pays. Ce registre servira de référence pour orienter l’ensemble des politiques publiques en matière de protection sociale et de solidarité nationale.

Une réforme au service d’une meilleure gestion des aides publiques

Cette initiative s’inscrit dans la réforme engagée pour moderniser le système de protection sociale, notamment celui de la Caisse nationale d’assurance maladie et de garantie sociale (CNAMGS).

Les autorités estiment qu’une connaissance plus précise des conditions de vie des ménages permettra :

  • d’améliorer le ciblage des aides ;
  • de limiter les erreurs d’attribution ;
  • d’assurer une utilisation plus efficace des ressources publiques.

Le projet mobilise plusieurs administrations, notamment les ministères des Affaires sociales, de la Planification, du Commerce et du Budget, dans une approche coordonnée destinée à bâtir un registre social unique reposant sur des critères harmonisés.

Deux mois de préparation avant le lancement

Avant le démarrage des opérations de terrain en septembre, les mois de juillet et août seront consacrés à la préparation technique du dispositif.

Les équipes finaliseront :

  • les questionnaires ;
  • les critères d’identification des bénéficiaires ;
  • les ajustements méthodologiques.

Selon la ministre de la Planification, Louise Pierrette Mvono, les données issues du Recensement général de la population et de l’habitat (RGPH) seront croisées avec celles de la CNAMGS afin d’améliorer la qualité des informations collectées, d’éviter les doublons et de renforcer la fiabilité du registre.

Parallèlement, une campagne de sensibilisation sera déployée pour informer les populations sur les objectifs du recensement, les modalités de participation et les critères d’éligibilité.

Un levier stratégique pour les futures politiques sociales

Au-delà de la constitution d’un simple fichier administratif, ce recensement doit permettre au gouvernement de disposer d’un outil stratégique pour mieux mesurer l’ampleur de la précarité au Gabon et adapter les politiques sociales aux réalités du terrain.

Dans un contexte de fortes attentes sociales et de contraintes budgétaires, la réussite de cette opération reposera sur :

  • la transparence du processus ;
  • l’objectivité des critères de sélection ;
  • la mise à jour régulière des données.

À terme, le registre social national devrait devenir un instrument central pour garantir une répartition plus équitable des aides publiques et renforcer l’efficacité des programmes de solidarité de l’État.

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