
« Le miroir du pouvoir » : Ali Akbar Onanga Y’Obegue plaide pour une gouvernance fondée sur la vérité
À travers sa tribune « Le miroir du pouvoir », Ali Akbar Onanga Y’Obegue, docteur en droit, enseignant à l’Université Omar Bongo et secrétaire général du PDG, défend l’idée que la qualité de la gouvernance dépend autant du dirigeant que de la qualité de son entourage.
La compétence avant la complaisance
Selon l’auteur, les ministres, conseillers, hauts fonctionnaires et experts constituent un véritable « miroir du pouvoir », chargé de transmettre une lecture fidèle de la réalité afin d’éclairer les décisions.
Il estime que la compétence, l’esprit critique et la capacité à dire la vérité doivent primer sur la loyauté aveugle et la complaisance.
Les dangers de l’absence de contradiction
La tribune met en garde contre le phénomène de la « pensée de groupe » (groupthink), qui conduit à l’absence de débat, à la disparition des opinions divergentes et à des décisions déconnectées des réalités du terrain.
Pour l’auteur, le dirigeant a la responsabilité de créer un climat où la contradiction peut s’exprimer librement, afin de garantir une prise de décision éclairée.
Une gouvernance fondée sur la vérité
En conclusion, Ali Akbar Onanga Y’Obegue affirme que la fidélité d’un conseiller se mesure à sa capacité à dire la vérité, même lorsqu’elle dérange.
Selon lui, la solidité des institutions repose autant sur la qualité du dialogue entre le dirigeant et ses collaborateurs que sur les institutions elles-mêmes. Il résume sa réflexion par cette idée : « Le choix des hommes est déjà un choix de méthode de gouvernement. »

