
Iboga : les opérateurs gabonais veulent miser sur la transformation locale
Au Gabon, les acteurs de la filière iboga plaident pour un changement de modèle économique. Plutôt que de privilégier l’exportation de la matière première à l’état brut, ils souhaitent voir davantage de valeur ajoutée créée directement sur le territoire national.
Cette orientation repose sur un principe simple : transformer localement l’iboga permettrait de développer une véritable chaîne de valeur autour de cette ressource, depuis la production jusqu’à la transformation et la commercialisation de produits dérivés.
Pour les opérateurs de la filière, une telle stratégie pourrait favoriser la création d’emplois, renforcer les compétences locales et générer davantage de retombées économiques pour les communautés impliquées dans cette activité.
La question de la transformation locale pose également celle de la structuration de la filière, de la traçabilité de la ressource et de la préservation de l’iboga, afin que son exploitation puisse s’inscrire dans une démarche durable.
L’enjeu est donc désormais de passer d’une logique d’exportation de matière première à un modèle permettant au Gabon de mieux capter la valeur économique de son patrimoine naturel.

