Gabon : Jean-Valentin Leyama monte au créneau sur les avantages des parlementaires

Gabon : Jean-Valentin Leyama monte au créneau sur les avantages des parlementaires

Le débat sur les avantages accordés aux parlementaires gabonais connaît un nouvel épisode. Dans une tribune publiée fin septembre, l’ancien député de Moanda, Jean-Valentin Leyama, conteste la manière dont sont présentées les rémunérations et les différents moyens liés à l’exercice du mandat parlementaire.

Jean-Valentin Leyama estime que les parlementaires font l’objet d’un traitement particulier dans le débat public. Selon lui, plusieurs montants régulièrement additionnés pour évaluer le coût d’un élu ne correspondent pas directement à son revenu personnel, certains étant liés aux frais de session ou au fonctionnement de son cabinet.

D’après les chiffres qu’il avance, l’indemnité mensuelle nette d’un parlementaire sans fonction particulière s’élèverait à 1,5 million de FCFA. Il évoque également des frais de session et des moyens destinés au fonctionnement des cabinets, qu’il distingue de la rémunération proprement dite. Ces données sont celles avancées par l’ancien élu et doivent être confrontées aux textes et dispositifs effectivement applicables.

La retraite des parlementaires constitue également un point central de sa tribune. Jean-Valentin Leyama indique qu’après un mandat complet, un ancien parlementaire pourrait percevoir une pension atteignant environ 1,1 million de FCFA brut par mois. Il précise qu’une cotisation retraite de 10 % de l’indemnité aurait été prélevée durant le mandat.

Cette question intervient alors que le régime spécial de retraite des parlementaires fait l’objet de critiques dans le débat public. Le député Jean-Gaspard Ntoutoume Ayi s’est notamment prononcé en faveur de sa suppression, donnant une nouvelle visibilité à la question des avantages attachés au mandat.

Dans son argumentaire, Jean-Valentin Leyama insiste également sur les nombreuses sollicitations auxquelles seraient confrontés les élus dans leurs circonscriptions : frais médicaux, scolarité, obsèques ou encore aides sociales.

Pour l’ancien parlementaire, ces réalités doivent être prises en compte lorsqu’est évaluée la situation matérielle des élus. Il invite par ailleurs à élargir la comparaison aux autres hauts responsables de l’administration et des institutions publiques, plutôt que de concentrer le débat exclusivement sur les parlementaires.

Le sujet reste toutefois au cœur d’une controverse plus large : celle du coût des institutions publiques, de la transparence des avantages accordés aux responsables publics et de leur adéquation avec les réalités économiques et sociales du pays.

Alors que le Gabon fait face à d’importantes contraintes budgétaires, le débat sur les rémunérations, indemnités, moyens de fonctionnement et régimes de retraite des responsables publics devrait continuer à alimenter les discussions sur la gestion des ressources de l’État.

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