
Gabon : Oligui Nguema promet de demander des comptes sur les retards et les fautes dans l’action publique
Dans son discours à la Nation prononcé à l’occasion du 66e anniversaire de l’Indépendance du Gabon, le président Brice Clotaire Oligui Nguema a affiché une volonté de renforcer la responsabilité au sein de l’administration publique.
Le chef de l’État a annoncé qu’il entendait désormais demander des comptes sur les retards, les négligences et les fautes qui pourraient compromettre la mise en œuvre des politiques publiques et ralentir l’exécution des projets engagés par l’État.
Une exigence de résultats
À travers cette déclaration, le président entend rappeler que les décisions prises par les pouvoirs publics doivent être suivies d’effets concrets. Pour l’exécutif, les ambitions affichées en matière de développement ne peuvent se concrétiser sans une administration efficace, réactive et soumise à une obligation de résultats.
Les retards dans l’exécution des projets, les blocages administratifs ou encore les manquements dans la gestion publique peuvent en effet avoir des conséquences directes sur les populations et sur l’efficacité de l’action de l’État.
Cette volonté de renforcer la redevabilité constitue un enjeu majeur pour la transformation du pays.
Demander des comptes ne doit toutefois pas se limiter à des sanctions individuelles. Cette démarche doit également permettre d’identifier les causes des retards, de corriger les dysfonctionnements et d’améliorer durablement les méthodes de travail de l’administration.
La question de la transparence sera également essentielle. Les citoyens doivent pouvoir savoir quels projets sont engagés, quels délais ont été fixés, quelles difficultés sont rencontrées et quels résultats sont effectivement obtenus.
Passer de l’annonce à l’exécution
Le Gabon dispose aujourd’hui de nombreux projets et ambitions dans les domaines des infrastructures, de l’éducation, de la santé, de l’économie et de la transformation urbaine.
Le véritable défi reste leur concrétisation dans les délais annoncés.
Pour Gabon Officiel, l’engagement présidentiel devra donc se traduire par une culture administrative davantage tournée vers la performance, le suivi des projets et l’évaluation des résultats.
La réussite de cette démarche dépendra aussi de la capacité de l’État à appliquer les mêmes exigences à tous les niveaux de la chaîne administrative, dans le respect des procédures et des droits de chacun.
Au-delà du discours présidentiel, les prochains mois permettront de mesurer si cette volonté de demander des comptes se transforme effectivement en mécanisme durable de responsabilisation et d’amélioration de l’action publique.

