
Plateforme numérique CNSS–CNAMGS : CLIKAFRIK sort du silence et rétablit les faits
Face aux informations jugées inexactes circulant dans l’espace public concernant le projet de plateforme numérique commune entre la Caisse Nationale de Sécurité Sociale (CNSS) et la Caisse Nationale d’Assurance Maladie et de Garantie Sociale (CNAMGS), la société CLIKAFRIK Gabon SARL a décidé de sortir de sa réserve.
Dans un communiqué officiel daté du 10 février 2026 et parvenu à Gabon Media Time, l’entreprise apporte des clarifications détaillées sur le cadre contractuel, les montants réels du projet ainsi que l’état d’exécution des engagements. Elle réfute catégoriquement toute accusation de surfacturation ou d’irrégularité et présente cette mise au point comme nécessaire pour « rétablir la vérité » et replacer le débat sur le terrain des faits vérifiables et documentés.
Selon CLIKAFRIK, le projet de plateforme numérique CNSS–CNAMGS s’inscrit dans une démarche globale de modernisation du système de protection sociale gabonais. Ses objectifs sont clairement définis : améliorer le recouvrement des cotisations sociales, fiabiliser et unifier les données des assurés, simplifier les démarches administratives pour les employeurs et les usagers, lutter contre la fraude et optimiser les recettes sociales. L’entreprise rappelle que cette initiative répond à une volonté institutionnelle exprimée dès 2022 et validée par les organes compétents des deux Caisses.
Concernant la procédure contractuelle, CLIKAFRIK précise que le contrat fait suite à une saisine officielle des Caisses en date du 18 novembre 2022. Le processus a été formellement validé par le Comité de Surveillance et de Contrôle des Organismes de Protection Sociale le 17 juillet 2023, par le Conseil d’Administration de la CNAMGS le 3 août 2023, ainsi que par les Directions Générales des deux Caisses le 14 août 2023. L’entreprise indique que les pièces justificatives existent et peuvent être consultées, soulignant ainsi la régularité administrative de la démarche.
Sur le plan financier, CLIKAFRIK apporte des précisions chiffrées. Le coût global du projet pour les deux Caisses s’élève à 1 223 094 600 FCFA. La part contractuelle correspondant à la prestation de CLIKAFRIK pour la CNSS est fixée à 611 millions de FCFA, conformément aux stipulations signées. L’entreprise affirme que le montant de 3,2 milliards de FCFA évoqué dans certaines publications ne correspond à aucun engagement contractuel ni à aucun document signé entre les parties.
Réagissant aux accusations de surfacturation, la société explique que sa prestation comprend notamment le financement et le développement du projet sur fonds propres, des paiements échelonnés sur près de trois ans afin de limiter l’impact budgétaire pour les Caisses, ainsi que des paiements strictement conditionnés à des jalons contractuels vérifiables, notamment la phase pilote, la mise en service publique et le transfert définitif de la plateforme et des codes sources. Elle souligne également que le développement est assuré par une entreprise gabonaise, garantissant ainsi la souveraineté nationale sur une infrastructure numérique sensible. Selon elle, aucun élément objectif ne permet d’établir l’existence d’une quelconque irrégularité financière.
S’agissant des comparaisons de coûts avancées publiquement, CLIKAFRIK émet des réserves, estimant que les solutions évoquées ne présentent pas un périmètre fonctionnel, technique et contractuel comparable. En l’absence d’éléments transparents et équivalents, ces rapprochements seraient partiels et approximatifs.
Depuis la signature du contrat en août 2023, à l’issue de négociations engagées dès 2022, l’entreprise affirme avoir consenti d’importants investissements techniques et humains sur fonds propres, dans un esprit de bonne foi contractuelle. À ce jour, précise-t-elle, aucun paiement n’a été perdu au titre de cette prestation.
Sur le plan technique, CLIKAFRIK indique que la solution développée repose sur des standards éprouvés de digitalisation des services publics, visant à réduire les risques opérationnels, renforcer la traçabilité des droits sociaux et sécuriser les données des assurés. Les travaux auraient été conduits en collaboration avec les Caisses, sous la supervision de l’ANINF, afin d’aligner le prototype sur les standards requis avant toute mise en production.
Enfin, l’entreprise rappelle que l’exécution du contrat s’inscrit dans le cadre du principe de continuité de l’action publique, conformément à la volonté exprimée par les autorités compétentes au moment de sa signature. CLIKAFRIK précise qu’elle agit exclusivement dans le cadre contractuel et qu’elle n’est pas compétente pour commenter les débats institutionnels ou administratifs en cours.
En conclusion, la société réaffirme que ce projet poursuit un objectif d’intérêt général : contribuer à la modernisation du système de protection sociale, renforcer les droits des assurés et lutter contre la fraude. Elle se dit pleinement disponible pour poursuivre le dialogue avec l’ensemble des parties concernées, dans un climat de transparence, de responsabilité et de sérénité, au service de l’intérêt général.

