Réforme administrative | La Fonction publique accélère la modernisation de la gestion des carrières

Réforme administrative | La Fonction publique accélère la modernisation de la gestion des carrières

La gestion des carrières des agents de l’État amorce un tournant décisif. Le lundi 10 février 2026, la ministre de la Fonction publique et du Renforcement des capacités, Laurence Ndong, a réuni les Directeurs centraux des ressources humaines (DCRH) des différents ministères. Objectif : renforcer la coordination interadministrative et moderniser le suivi des agents publics, dans un contexte marqué par des lenteurs persistantes et de nombreux dossiers en attente.

Cette rencontre stratégique traduit la volonté des autorités d’améliorer durablement la performance de l’administration. Face aux retards d’avancement, aux difficultés de reclassement et aux situations administratives non résolues, la ministre a insisté sur l’urgence d’adopter une gestion des ressources humaines plus structurée, rigoureuse et anticipative.

« C’est une dynamique de concertation continue engagée avec les directeurs des ressources humaines, afin d’assurer une meilleure coordination des actions et une mise en œuvre plus efficiente des textes qui encadrent la fonction publique », a souligné Laurence Ndong. Une approche qui vise à fluidifier les procédures et à garantir une application harmonisée des dispositions réglementaires.

Sur le terrain, les DCRH ont toutefois mis en lumière plusieurs obstacles structurels. Régis Malembe, DCRH du ministère de la Jeunesse, des Sports, du Rayonnement de la Culture et des Arts, a relevé les difficultés liées à l’application des textes : « Beaucoup d’agents les méconnaissent, et certaines instances nécessaires à leur mise en œuvre ne fonctionnent pas correctement, ce qui freine l’application concrète de ces dispositions. » Un constat qui appelle à un effort accru de vulgarisation et à la réactivation des mécanismes institutionnels dédiés.

Autre point critique abordé : la gestion des arrêtés d’avancement et de reclassement. Louis Edrille Moutsinga Moundounga, DCRH du ministère des Transports, de la Marine marchande et de la Logistique, a évoqué la complexité des anciennes méthodes de traitement. « À l’époque, les arrêtés concernaient des centaines d’agents, parfois issus de différentes administrations, ministères ou secteurs, ce qui rendait leur gestion particulièrement complexe. Dorénavant, cette méthode sera révisée. »

Désormais, des arrêtés spécifiques par secteur pourront être établis afin de simplifier le classement et d’accélérer le traitement des dossiers. Une mesure pragmatique saluée par les responsables des ressources humaines, confrontés à des listes transversales particulièrement fastidieuses à gérer.

À travers cette démarche, le ministère de la Fonction publique entend insuffler une nouvelle dynamique administrative, fondée sur la responsabilité, la coordination et la culture du résultat. En toile de fond, c’est l’efficacité du service public qui est en jeu, avec pour ambition de mieux servir les agents de l’État et, par ricochet, les usagers.

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