
Gouvernance au Gabon : la CNLCEI et l’OIF resserrent les rangs contre la corruption
Dans un contexte où la transparence publique demeure un enjeu central, la Commission nationale de lutte contre la corruption et l’enrichissement illicite (CNLCEI) vient de franchir une nouvelle étape dans le renforcement de ses capacités. Avec l’appui de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF), ses agents ont achevé une semaine d’échanges et de formation consacrée aux meilleures pratiques de promotion de la bonne gouvernance.
Une semaine de formation pour renforcer l’intégrité publique
Réunis au siège de l’institution à Libreville, les agents de la CNLCEI ont participé à une session intensive axée sur les outils juridiques, les mécanismes de prévention et les stratégies de lutte contre la corruption.
Les experts mandatés par l’OIF ont mis en lumière la complexité de la mise en œuvre des dispositifs anti-corruption, insistant sur la nécessité d’une meilleure appropriation des procédures et d’une application rigoureuse des textes en vigueur.
Cette initiative s’inscrit dans une dynamique de professionnalisation accrue des acteurs institutionnels chargés de défendre l’intégrité publique.
Une vision partagée de la bonne gouvernance
Pour le président de la CNLCEI, Nestor Mbou, cette session a constitué un moment clé de réflexion collective. Il a salué « une semaine du donner et du recevoir » qui a permis aux participants de mieux comprendre leur rôle en tant qu’acteurs de changement et défenseurs de l’intérêt général.
Selon lui, l’objectif est clair : bâtir un État où la justice, la transparence et la confiance publique priment sur les intérêts particuliers.
Des recommandations pour une institution plus performante
Au terme des travaux, plusieurs recommandations ont été formulées afin d’améliorer le fonctionnement interne de la commission. Elles portent notamment sur :
- une meilleure organisation du travail ;
- une répartition plus efficace des responsabilités ;
- le renforcement des compétences des agents ;
- et la consolidation de la place institutionnelle de la CNLCEI dans le paysage administratif gabonais.
Pour Caroline Goussé, experte de l’OIF, ces ajustements sont essentiels pour garantir l’efficacité durable de l’institution dans la lutte contre la corruption.
Un programme d’appui sur le long terme
Cette formation n’est qu’une étape d’un programme d’appui institutionnel plus large, prévu pour s’étendre sur deux ans. À travers cet accompagnement, l’OIF entend soutenir durablement les efforts du Gabon dans le renforcement de la gouvernance et la promotion de l’intégrité publique.
Des attestations ont été remises aux participants à l’issue de la session, symbolisant la reconnaissance des compétences acquises et l’engagement renouvelé des agents dans la lutte contre les pratiques illicites.
Une dynamique est désormais enclenchée : celle d’une institution plus outillée, plus structurée et résolument engagée dans la transparence publique.

