
Football gabonais : le dossier Thierry Mouyouma relance le débat sur le traitement des entraîneurs nationaux
Libreville – Six mois après son départ du banc des Panthères du Gabon, Thierry Mouyouma serait toujours dans l’attente du règlement de certaines sommes liées à son passage à la tête de la sélection nationale, notamment des salaires et primes associés à la qualification du Gabon pour la CAN 2025. Une situation qui provoque la réaction du président de la Fédération gabonaise de football (FEGAFOOT), Pierre-Alain Mounguengui.
S’exprimant devant la presse le 15 juillet 2026, le patron de la fédération a exprimé son incompréhension face au retard de paiement dont serait victime l’ancien sélectionneur national. Pour lui, les performances réalisées par Thierry Mouyouma avec les Panthères mériteraient une reconnaissance à la hauteur des résultats obtenus.
Une qualification à la CAN 2025 toujours au centre des discussions
Arrivé à la tête de l’équipe nationale dans un contexte de reconstruction, Thierry Mouyouma avait réussi à conduire le Gabon vers la qualification pour la Coupe d’Afrique des Nations 2025.
Malgré cette réussite sportive, l’ancien entraîneur n’aurait pas encore reçu l’ensemble des montants prévus dans son contrat.
Une situation que Pierre-Alain Mounguengui juge préoccupante, estimant qu’un entraîneur national ayant rempli ses objectifs ne devrait pas être confronté à de telles difficultés administratives et financières.
La comparaison avec les entraîneurs étrangers fait débat
Le président de la FEGAFOOT a également soulevé la question de l’équité de traitement entre techniciens gabonais et entraîneurs internationaux.
Il s’est interrogé sur les différences observées dans la gestion des engagements financiers envers certains anciens sélectionneurs étrangers, citant notamment les cas de José Antonio Camacho et Gernot Rohr, dont les situations auraient été réglées plus rapidement.
Pour lui, cette comparaison pose une nouvelle fois la question de la considération accordée aux compétences nationales dans le football gabonais.
La reconnaissance des cadres locaux au cœur du débat
Au-delà du cas personnel de Thierry Mouyouma, cette affaire relance une problématique plus large : celle de la valorisation des entraîneurs gabonais.
Plusieurs observateurs estiment que les techniciens locaux disposent de compétences capables de répondre aux exigences du haut niveau, mais qu’ils bénéficient parfois de conditions moins avantageuses que leurs homologues étrangers.
Le parcours de Thierry Mouyouma avec les Panthères est ainsi présenté comme un exemple illustrant la nécessité d’accorder davantage de confiance aux ressources humaines nationales.
Mounguengui favorable au maintien de Mouyouma
Le président de la FEGAFOOT a par ailleurs indiqué qu’il aurait souhaité voir Thierry Mouyouma poursuivre sa mission à la tête de la sélection nationale s’il en avait eu la décision finale.
Cette prise de position témoigne du soutien que continue de lui apporter l’instance fédérale, malgré son départ du poste de sélectionneur.
Un dossier qui interpelle les autorités sportives
Alors que le football gabonais cherche à renforcer son organisation et son image, le règlement de cette situation apparaît désormais comme un enjeu important.
Au-delà de la question financière, le traitement réservé à Thierry Mouyouma pourrait envoyer un signal sur la manière dont le pays reconnaît l’engagement de ses cadres sportifs.
Pour les acteurs du football national, une résolution rapide de ce dossier permettrait de préserver la crédibilité des institutions sportives et de renforcer la confiance des entraîneurs et techniciens gabonais dans les projets futurs.

