
Agriculture : l’État et la BCEG scellent une alliance stratégique pour financer durablement les exploitations agricoles
Libreville, 23 janvier 2026. S’inscrivant dans le prolongement direct des récentes visites de terrain effectuées par le Président de la République, Chef de l’État et Chef du Gouvernement, une nouvelle étape décisive vient d’être franchie dans la structuration du secteur agricole national.
Le Ministre de l’Agriculture, de l’Élevage et du Développement Rural, Monsieur Pacôme KOSSY, a reçu en audience, ce vendredi 23 janvier 2026, Madame Daisy-Helen EYANG NTOUTOUME, Directrice Générale de la Banque pour le Commerce et l’Entrepreneuriat du Gabon (BCEG).
Cette rencontre a été consacrée à la finalisation des modalités de financement des exploitations agricoles préalablement identifiées lors des tournées présidentielles à l’intérieur du pays. Il s’est également agi de solliciter l’expertise technique du ministère en vue de la délivrance d’un « visa technique », destiné à garantir la viabilité et la rentabilité des projets soumis au financement.
Au-delà d’un simple appui financier, l’initiative repose sur une approche intégrée associant l’expertise sectorielle du ministère de l’Agriculture et la rigueur bancaire de la BCEG. Ce double encadrement vise à professionnaliser les exploitants agricoles, tout en sécurisant les investissements et en assurant un retour durable sur les fonds engagés.
Sur le plan financier, la BCEG mobilise un Fonds Agricole de 5 milliards FCFA, désormais renforcé par une ligne de crédit supplémentaire de 6 milliards FCFA. Ces ressources seront mises à la disposition des porteurs de projets sous forme de prêts à taux préférentiel de 4%, afin de stimuler l’entrepreneuriat agricole. Une mesure majeure accompagne ce dispositif, notamment dans la filière avicole : l’instauration d’une période de grâce de 12 mois avant le début des remboursements, permettant aux bénéficiaires de consolider leurs activités sans fragiliser leurs revenus naissants.
Cette synergie institutionnelle sera formalisée par la signature prochaine d’un protocole d’accord tripartite (MOU), intégrant également le ministère de l’Économie. L’objectif affiché est de renforcer durablement la souveraineté alimentaire nationale à travers une maîtrise rigoureuse de la chaîne de valeur agricole. Une ambition qui sera de nouveau mise en lumière lors de la prochaine étape de terrain prévue à Makokou, confirmant la volonté des autorités de traduire les engagements en actions concrètes sur le terrain.

