
Biens mal acquis : l’UDB brise le silence et clarifie la position de l’État gabonais
Le débat autour de l’affaire dite des « biens mal acquis » s’est invité au cœur de l’actualité politique gabonaise. Le week-end dernier, l’Union démocratique des bâtisseurs (UDB) a pris la parole pour apporter des précisions sur la procédure judiciaire actuellement examinée à Paris.
Par la voix de son conseiller stratégique national, Alexandre Awassi, le parti a expliqué vouloir contribuer à une meilleure compréhension du dossier, en distinguant les faits judiciaires, les responsabilités institutionnelles et les considérations politiques qui entourent cette affaire.
L’UDB défend notamment le maintien de l’État gabonais dans la procédure en qualité de partie civile. Pour la formation politique, cette démarche doit permettre à la République de préserver ses intérêts patrimoniaux et, si la justice venait à établir l’existence d’un préjudice subi par l’État, de pouvoir réclamer réparation.
Le parti rappelle par ailleurs que la constitution de partie civile de la République gabonaise ne date pas de l’arrivée au pouvoir de Brice Clotaire Oligui Nguema. La démarche avait été engagée sous la présidence d’Ali Bongo Ondimba et la qualité de partie civile avait été reconnue à l’État gabonais par la Cour d’appel de Paris en mars 2023.
Dans sa communication, l’UDB insiste également sur la nécessité de ne pas confondre participation de l’État à la procédure et condamnation des personnes mises en cause. Le parti rappelle le principe de présomption d’innocence ainsi que l’indépendance de la justice.
Cette sortie intervient quelques jours après celle du Parti démocratique gabonais (PDG), qui s’était notamment exprimé sur la mémoire d’Omar Bongo Ondimba tout en reconnaissant le droit de la République à rechercher la restitution d’éventuels biens appartenant à l’État.
À travers cette prise de position, l’UDB entend donc recentrer le débat sur la question des intérêts de la République et sur le cadre judiciaire de la procédure, alors que l’affaire continue de susciter de nombreux commentaires dans l’opinion gabonaise.

