
Économie | Gabon : l’État encadre les rémunérations des hauts dirigeants publics et accorde six mois pour se mettre en conformité
Le Gabon durcit les règles applicables aux rémunérations et avantages accordés aux dirigeants des établissements et entreprises publics. Un décret promulgué le 14 septembre 2026 fixe désormais des plafonds de rémunération et encadre plus strictement les avantages liés aux fonctions dirigeantes.
Le nouveau dispositif concerne notamment les présidents et vice-présidents des conseils d’administration ainsi que les personnels dirigeants des établissements publics, entreprises publiques, sociétés d’État et autorités administratives indépendantes. Le principe du plafonnement avait déjà été présenté en Conseil des ministres en février 2026.
Au-delà des salaires, le texte encadre également les avantages annexes. L’attribution de carburant, de logements, d’assurances, de frais de communication, de domesticité ou encore de frais de représentation est désormais soumise aux dispositions prévues par les textes. Certains cumuls sont également interdits.
Le décret s’attaque par ailleurs aux primes et gratifications exceptionnelles qui ne reposeraient pas sur une base réglementaire. Les dirigeants ne peuvent notamment pas s’attribuer eux-mêmes des rémunérations ou avantages lorsqu’ils se trouvent en situation de conflit d’intérêts. Les indemnités de départ, de fin de mandat ou les avantages post-mandat sont également encadrés.
Les organismes concernés disposent toutefois d’un délai de six mois pour régulariser les situations existantes et se conformer aux nouvelles dispositions. Les sommes éventuellement versées au-delà des plafonds autorisés devront être restituées.
Cette réforme s’inscrit dans une volonté plus large de renforcer la maîtrise des dépenses des entités publiques et d’harmoniser les règles de rémunération de leurs dirigeants. Le dispositif prévoit également la transmission d’états de rémunération à la tutelle financière afin de renforcer le suivi des dépenses.

