Libreville en pole position pour accueillir la première CAN des sourds en 2026

Libreville en pole position pour accueillir la première CAN des sourds en 2026

Sport inclusif : le Gabon à l’aube d’un rendez-vous continental historique

Libreville pourrait entrer dans l’histoire du sport africain en accueillant, en novembre 2026, la toute première édition de la Coupe d’Afrique des Nations (CAN) des sourds et malentendants. La Confédération Africaine de Football des Sourds (DAFC) a officiellement donné son accord à la Fédération Gabonaise des Omnisports des Personnes Handicapées (FEGOPH) ainsi qu’à l’Association Gabonaise des Activités Olympiques des Sourds (AGAOS) pour lancer les préparatifs de cet événement inédit sur le continent.

Cette perspective majeure demeure toutefois conditionnée à la validation des autorités gabonaises. Si l’aval gouvernemental est attendu dans les prochains mois, les acteurs impliqués ont déjà enclenché les premières démarches diplomatiques et organisationnelles afin de garantir le succès de cette compétition qui s’annonce comme un symbole fort de l’inclusion par le sport.

Une mobilisation institutionnelle déjà engagée

Dans le cadre de cette candidature, le président de la DAFC a été reçu par Pierre Alain Mounguengui, président de la Fédération gabonaise de football (Fegafoot) et vice-président de la Confédération africaine de football (CAF). Une rencontre stratégique qui a permis d’évoquer les défis organisationnels, logistiques et financiers liés à la tenue de cette première CAN dédiée aux sportifs sourds et malentendants.

Le responsable de la DAFC a notamment tenu à remercier Pierre Alain Mounguengui pour le soutien déterminant qu’il lui a apporté lors de son accession à la tête de la confédération continentale. Les échanges ont également porté sur les mécanismes à mettre en œuvre pour assurer la réussite de cette compétition appelée à devenir un rendez-vous majeur du calendrier sportif africain.

La CAN des sourds déjà dans les starting-blocks

Fort de son expérience au sein des instances dirigeantes du football africain, Pierre Alain Mounguengui a affiché son engagement à accompagner cette initiative. Le président de la Fegafoot a ainsi promis de mettre à contribution son réseau relationnel et son influence au sein de la CAF afin de soutenir le comité d’organisation et favoriser la mobilisation des partenaires institutionnels et sportifs.

Cette implication pourrait constituer un atout déterminant pour la concrétisation du projet, alors que le Gabon ambitionne de se positionner comme une référence continentale en matière de sport inclusif.

Un levier d’inclusion et de rayonnement pour le Gabon

Au-delà de la compétition sportive, l’organisation de cette CAN représenterait une avancée significative pour la promotion des droits et de la visibilité des personnes en situation de handicap. Elle offrirait une plateforme d’expression et de valorisation des talents sportifs souvent peu médiatisés, tout en sensibilisant les opinions publiques aux enjeux de l’inclusion.

Pour le Gabon, l’événement constituerait également un puissant instrument de rayonnement international. En accueillant cette première édition historique, le pays renforcerait son image de nation engagée en faveur du sport pour tous et confirmerait son ambition de devenir un acteur majeur du développement du sport inclusif en Afrique.

En attendant la décision officielle des autorités gabonaises, les lignes semblent déjà bouger. Et si toutes les conditions sont réunies, Libreville pourrait bien devenir, en novembre 2026, la capitale africaine du football des sourds et malentendants.

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