Gabon : Biodev30 renforce les politiques publiques sectorielles pour la biodiversité

Gabon : Biodev30 renforce les politiques publiques sectorielles pour la biodiversité

Financé par l’Agence française de développement et mis en œuvre par le Fonds mondial pour la nature, le projet Biodev30 poursuit sa phase opérationnelle avec la tenue, ce 30 mars 2026, d’un atelier consacré au Dialogue national sur le renforcement et l’élaboration des instruments de politiques publiques sectorielles. Cette initiative s’inscrit dans la mise en œuvre du cadre mondial de Kunming-Montréal pour la biodiversité, avec pour ambition d’aligner les priorités nationales sur les engagements internationaux en matière de préservation du vivant.

Un dialogue national pour renforcer la cohérence des politiques

Réunissant des représentants des ministères, des partenaires techniques et financiers ainsi que des acteurs clés des secteurs productifs, l’atelier visait à renforcer la cohérence des politiques publiques en faveur de la biodiversité. Comme l’a souligné Nathalie Niare, l’objectif était de « contribuer à la consolidation de la stratégie et du plan d’action national pour la biodiversité dans les secteurs ciblés et à la mise en œuvre de la cible 14 », qui insiste sur l’intégration de la biodiversité dans les politiques publiques et les processus de développement.

Des axes de travail structurants pour des politiques efficaces

Les travaux ont permis d’aborder plusieurs axes structurants, notamment les résultats d’un sondage en ligne sur la priorisation de quatre instruments de politiques publiques sectorielles (IPPS). Les participants ont également planché sur l’élaboration de deux projets d’IPPS par secteur et sur la définition de lignes directrices et de cadres méthodologiques favorables à une meilleure prise en compte de la biodiversité dans les secteurs de production. L’objectif : doter le Gabon d’outils opérationnels capables d’orienter durablement les pratiques économiques vers des modèles plus respectueux de l’environnement.

Une mobilisation collective jugée indispensable

Les échanges ont également souligné l’urgence d’une mobilisation collective. Roger François Azizet a rappelé que l’implication des entreprises, notamment dans les secteurs extractifs, est déterminante : « sans engagement réel en faveur de la biodiversité, leurs activités risquent d’accentuer sa dégradation ».

Des recommandations pour atteindre les objectifs internationaux

À l’issue de l’atelier, des recommandations ont été formulées, traduisant la volonté commune d’atteindre les objectifs du cadre mondial de Kunming-Montréal, visant à inverser la perte de biodiversité d’ici 2030 et à restaurer les écosystèmes à l’horizon 2050.

 

CATEGORIES
Share This

COMMENTS

Wordpress (0)
Disqus ( )