
Justice et Societé : Scandale à Awoungou – Un Mineur de 14 Ans Filmé en Train de Violer un Enfant de 11 Ans pour… une Boîte de Sardines !
LIBREVILLE, Gabon – Une affaire d’une atrocité et d’une gravité rares secoue la capitale gabonaise et déchaîne une vague d’indignation sur les réseaux sociaux. La diffusion virale d’une vidéo montrant un adolescent, H.O. (14 ans), en train de commettre un acte de sodomie sur un enfant vulnérable de 11 ans, G., a conduit à l’interpellation de trois mineurs par le service des mœurs de la police judiciaire.
Cette ignoble séquence met en lumière la face la plus sombre de la précarité et des défaillances familiales qui sévissent dans certains quartiers.
Les faits se sont déroulés dans le quartier d’Awoungou, au domicile de l’agresseur présumé, H.O., profitant de l’absence de ses parents. L’enquête révèle un scénario qui dépasse l’entendement : le mobile de la faim. La victime, le petit G., un enfant de 11 ans déscolarisé et livré à lui-même, a été attiré par H.O. avec une promesse. L’agresseur présumé aurait froidement avoué aux enquêteurs : « Le petit avait faim et je lui ai dit que s’il voulait manger, il devrait d’abord se faire sodomiser. Et qu’une fois que ce serait fait, je lui donnerais la boîte de sardine. » Un autre adolescent, M.H.J., également âgé de 14 ans, est l’auteur de la vidéo. Son rôle ne s’est pas limité au tournage, puisque sa voix est clairement audible sur l’enregistrement, en train d’encourager l’agresseur à poursuivre l’acte.
La vidéo, rapidement relayée sur les téléphones et internet, a provoqué une onde de choc sans précédent, forçant les autorités à agir avec célérité.
Au-delà de l’acte lui-même, les investigations mettent à jour un contexte social dramatique qui rend le jeune G. terriblement vulnérable. La victime est un enfant délaissé par sa mère, confié à son grand-père, un gendarme à la retraite qui traverse de grandes difficultés financières. Cette situation de précarité l’aurait poussé à passer une grande partie de son temps au domicile de H.O., décrit dans le quartier comme une figure d’autorité perverse.
Mais le plus alarmant provient des examens médico-légaux. Les conclusions des médecins sont effrayantes :
Les lésions observées dans leurs orifices respectifs suggèrent fortement que les deux garçons, la victime et son agresseur présumé, pourraient être des victimes de violences sexuelles répétées.
Ceci transforme l’affaire : nous sommes face à des mineurs qui sont potentiellement bourreaux parce qu’ils sont eux-mêmes des victimes silencieuses, prises dans un cycle de violence.
Si la répression pénale est inéluctable pour H.O. et son complice, cette affaire est un cri d’alarme adressé aux familles et aux pouvoirs publics gabonais. Elle met en lumière de façon criante les défaillances parentales qui abandonnent des enfants à la rue et à la faim, ainsi que l’impunité de la pédocriminalité qui utilise la précarité comme levier d’abus.
Des experts appellent désormais à une action urgente et concertée : une aide psychologique de long terme est absolument indispensable pour G., la victime, mais également pour H.O. et M.H.J., dont l’avenir est d’ores et déjà lourdement compromis par le traumatisme et les accusations. De plus, la mise en place de structures d’accueil sécurisées pour les enfants déscolarisés et en situation de grande vulnérabilité est cruciale.
Le Gabon attend désormais que la justice rende son verdict, mais l’opinion publique est unanime : cette affaire doit servir de déclencheur pour une politique de protection de l’enfance renforcée et efficace.

