
La suspension de l’équipe nationale levée après douze jours, le football sous tension
La suspension de l’équipe nationale de football n’aura duré que douze jours. Décidée au lendemain de l’élimination des Panthères du Gabon à la CAN 2025, la mesure vient d’être levée, selon un communiqué de la Fédération gabonaise de football (Fegafoot) relayé par le quotidien L’Union.
Pour rappel, le 31 décembre dernier, après la défaite face à la Côte d’Ivoire lors du troisième et dernier match de poule, les autorités avaient annoncé la résiliation du contrat du staff technique et la mise à l’arrêt de l’équipe nationale « jusqu’à nouvel ordre ». Cette décision, présentée comme le point de départ d’une remise à plat du football gabonais, visait à corriger des contre-performances répétées et des dysfonctionnements structurels régulièrement dénoncés par les observateurs.
Moins de deux semaines plus tard, cette suspension est levée, sans qu’aucune communication détaillée ne soit faite sur les conclusions de cette période ni sur les réformes concrètes éventuellement engagées. Ce délai relativement court interpelle, surtout au regard des ambitions de refondation affichées au moment de la sanction.
À ce jour, aucun bilan public n’a été présenté concernant l’état des lieux promis du football national, pas plus qu’un calendrier clair de réformes ou de restructuration. La reprise des activités de l’équipe nationale se fait donc dans un contexte où de nombreuses zones d’ombre subsistent sur la suite du projet sportif.
Cette séquence soulève des questions sur la méthode et la cohérence de la gouvernance sportive. La suspension relevait-elle d’une stratégie réfléchie pour enclencher un changement durable, ou d’une réaction immédiate à la déception populaire provoquée par une nouvelle élimination prématurée ?
En l’absence d’éléments factuels permettant d’apprécier les avancées réalisées durant ces douze jours, la levée rapide de la suspension nourrit le débat sur la capacité des autorités à inscrire leur action dans le temps long. Pour de nombreux observateurs, l’enjeu principal demeure la mise en place de réformes structurelles crédibles, seules capables de redonner stabilité et compétitivité au football gabonais.

