Libreville : l’Esplanade Georges Damas Aléka s’apprête à devenir un nouveau symbole national

Libreville : l’Esplanade Georges Damas Aléka s’apprête à devenir un nouveau symbole national

À quelques jours de son inauguration, la future Esplanade Georges Damas Aléka se précise comme l’un des nouveaux espaces emblématiques du front de mer de Libreville. Dans cette perspective, le président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema, a reçu ce samedi 8 août une délégation de la famille de l’ancien président de l’Assemblée nationale et figure historique de la République, Georges Damas Aléka.

Initiée par le chef de l’État, cette rencontre visait notamment à associer les ayants droit de l’illustre disparu à la réalisation de cet espace mémoriel appelé à occuper une place particulière dans le paysage urbain et symbolique de la capitale.

Au nom de la famille, Claude Damas Ozimo a salué l’initiative présidentielle ainsi que l’attention accordée à la mémoire de Georges Damas Aléka, alors que les travaux de l’esplanade arrivent à leur terme.

Un espace pour raconter l’histoire du Gabon

Située sur le front de mer, face à la Tribune de l’Indépendance, la future esplanade ambitionne de dépasser la simple fonction d’aménagement urbain.

Le projet entend créer un lieu dédié à la mémoire, à l’identité et aux valeurs qui fondent la nation gabonaise. Le site doit notamment accueillir huit pavillons représentant les différentes provinces du pays, ainsi qu’un édifice central culminant à 30 mètres de hauteur, consacré à la province de l’Estuaire.

À travers cette architecture, les autorités souhaitent faire de l’esplanade un espace de rassemblement, mais également de transmission de la mémoire nationale.

Le choix du nom de Georges Damas Aléka donne à l’ensemble une portée historique particulière. Diplomate, homme d’État et ancien président de l’Assemblée nationale, il reste profondément associé à l’identité nationale pour avoir composé les paroles et la musique de « La Concorde », l’hymne national gabonais.

« La Concorde » gravée dans la pierre

L’hommage à l’ancien dirigeant doit d’ailleurs être visible au cœur même du monument. Les paroles de « La Concorde » doivent être gravées sur les piliers de l’édifice principal.

Un choix symbolique qui vise à inscrire durablement l’œuvre de Georges Damas Aléka dans l’espace public et à faire de l’hymne national un support de transmission aux générations futures.

L’initiative prend une résonance particulière alors que le Gabon célèbre, ce 9 août, sa Journée nationale du Drapeau, autre symbole majeur de l’identité et de l’unité nationales.

L’esplanade entend ainsi établir un dialogue entre plusieurs marqueurs de l’histoire du pays : le drapeau, l’hymne national, les provinces et les figures qui ont contribué à bâtir la République.

Un chantier qui mise sur les compétences gabonaises

Au-delà de sa dimension mémorielle, le projet revendique également une dimension économique et sociale.

Selon les autorités, près de 90 % de la main-d’œuvre mobilisée sur le chantier est gabonaise. Une orientation qui s’inscrit dans la volonté affichée de privilégier les compétences nationales dans la réalisation des grands projets d’infrastructures.

L’Esplanade Georges Damas Aléka se veut ainsi à la croisée de plusieurs ambitions : réaménagement urbain, valorisation du patrimoine, création d’un espace public majeur et promotion du savoir-faire local.

La famille Damas Aléka rend hommage au chef de l’État

Au terme de la rencontre avec le président de la République, la famille Damas Aléka a tenu à lui témoigner sa reconnaissance en lui offrant un pagne traditionnel « Okorwè ».

Conçu aux couleurs de la Nation et orné de symboles républicains, ce tissu se veut lui aussi porteur d’un message : celui d’un lien entre tradition, identité nationale et renouveau.

Alors que l’inauguration de l’esplanade approche, le futur site se dessine progressivement comme un nouveau repère dans le paysage de Libreville.

À travers le nom de Georges Damas Aléka, ses pavillons provinciaux et les paroles de « La Concorde », le projet ambitionne surtout de transformer un espace urbain en lieu de mémoire : un endroit où l’architecture raconte le Gabon, où les symboles rassemblent et où l’histoire se transmet aux générations futures.

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