
ONU : le Gabon plaide pour une présence permanente de l’Afrique au Conseil de sécurité
À New York, le Gabon a porté la question de la représentation africaine au sein du Conseil de sécurité des Nations Unies lors de la 81ᵉ session de l’Assemblée générale. Par la voix de la ministre des Affaires étrangères, Marie-Édith Tassyla-Ye-Doumbeneny, Libreville a appelé à une réforme de l’architecture actuelle de la gouvernance mondiale.
Dans son intervention, la cheffe de la diplomatie gabonaise a estimé que l’Afrique devait occuper une place permanente au sein de l’organe chargé des principales questions relatives à la paix et à la sécurité internationales. Le Gabon considère que la composition actuelle du Conseil ne correspond plus aux réalités géopolitiques du XXIᵉ siècle.
Cette position rejoint la revendication portée depuis plusieurs années par l’Union africaine à travers le Consensus d’Ezulwini et la Déclaration de Syrte. La position commune africaine prévoit notamment deux sièges permanents pour le continent, avec les mêmes prérogatives que les autres membres permanents, ainsi que des sièges non permanents supplémentaires.
Le débat intervient alors que la réforme du Conseil de sécurité revient au premier plan des discussions internationales. Le secrétaire général de l’ONU, António Guterres, a lui-même récemment souligné l’absence persistante de représentation permanente de l’Afrique au sein de cet organe.
Actuellement composé de 15 membres, le Conseil de sécurité compte cinq membres permanents — Chine, États-Unis, France, Royaume-Uni et Russie — et dix membres non permanents élus pour des mandats de deux ans.
À travers cette intervention, Libreville réaffirme ainsi son soutien à une réforme du système multilatéral et à une représentation accrue du continent africain dans les instances internationales de décision.

