
VIH/Sida au Gabon : plus de 10 000 personnes ignorent encore leur séropositivité, les autorités renforcent la riposte
Selon le Programme national de lutte contre les IST et le VIH/Sida (PNLS), près de 10 400 personnes vivant avec le VIH au Gabon ignorent encore leur statut sérologique, un facteur qui favorise la transmission du virus.
Un état des lieux préoccupant
À la fin de 2025, la prévalence nationale du VIH était estimée à 3,6 %, soit environ 52 000 personnes vivant avec le virus.
Parmi elles, 41 600 connaissent leur statut, tandis que 10 400 personnes restent non diagnostiquées.
Le dépistage, priorité de la riposte
Les autorités sanitaires rappellent que le dépistage précoce est essentiel pour réduire la transmission du VIH et permettre une prise en charge rapide grâce aux traitements disponibles.
Une couverture thérapeutique à renforcer
À la fin de 2025, 35 000 patients bénéficiaient d’un traitement antirétroviral, soit 68 % de couverture thérapeutique.
Malgré la gratuité des médicaments, près d’un tiers des personnes vivant avec le VIH ne suivent toujours pas de traitement, notamment en raison de la stigmatisation, des croyances, ou de la peur d’être identifié.
Une prise en charge plus accessible
Le Gabon poursuit la décentralisation des soins, permettant désormais aux centres de santé et centres hospitaliers universitaires d’assurer le dépistage, le traitement et le suivi des patients.
Les examens de charge virale sont également pris en charge avec le soutien du Fonds mondial.
Prévenir la transmission mère-enfant
Les autorités renforcent également la prévention de la transmission du VIH de la mère à l’enfant, en misant sur le dépistage systématique des femmes enceintes et une prise en charge précoce.
Un objectif : mieux contrôler l’épidémie
À travers cette stratégie, le PNLS entend intensifier le dépistage, améliorer la prise en charge et identifier les milliers de personnes qui ignorent encore leur séropositivité, afin de freiner durablement la propagation du VIH au Gabon.

