
Feuilles de route ministérielles : le gouvernement face à l’épreuve des résultats
Libreville, lundi 4 mai 2026 — À l’heure du bilan du premier anniversaire de l’investiture du Chef de l’État, Brice Clotaire Oligui Nguema, l’exécutif resserre les rangs autour de l’évaluation de l’action gouvernementale. Le Vice-président du gouvernement, Hermann Immongault, a ainsi reçu plusieurs membres du gouvernement venus présenter l’état d’avancement de leurs feuilles de route.
Face au coordonnateur de l’action gouvernementale, chaque ministre a détaillé ses réalisations et ses perspectives. La ministre du Travail, Jacqueline Ilogue Epse Bignoumba, a mis en avant des avancées concrètes, notamment l’organisation d’élections professionnelles, la structuration progressive des centres de formation à l’horizon 2027, ainsi que la création de 1 257 emplois sur les 1 500 prévus dans le cadre d’un partenariat avec Olam.
Du côté du secteur agricole, Pacôme Kossy a insisté sur la dynamique engagée en faveur de la souveraineté alimentaire. Dix partenariats public-privé ont été finalisés pour soutenir le développement de la filière avicole, accompagnés de la mise en place d’une taskforce internationale et de douze projets de réformes législatives destinées à structurer durablement le secteur.
Pour les Transports, Ulrich Manfoumbi Manfoumbi a présenté des taux d’exécution avancés : 78 % pour le maritime, 77 % pour le terrestre et 20 % pour le ferroviaire. À cela s’ajoute un renforcement notable du parc logistique avec l’acquisition de bus de transport et de camions-citernes, visant à améliorer la mobilité et les services.
Si ces résultats traduisent une dynamique en cours, le Vice-président du gouvernement a rappelé l’essentiel : l’urgence des attentes sociales. Il a insisté sur la nécessité d’actions à fort impact, notamment en matière d’emploi des jeunes, de structuration du secteur des transports et de lutte contre la vie chère.
Cette séquence d’évaluation illustre une volonté de passer d’une logique d’annonces à une culture du résultat. Dans un contexte où les attentes citoyennes restent élevées, la capacité du gouvernement à transformer ces avancées en améliorations concrètes du quotidien demeure le véritable test de crédibilité.

