
SEEG : entre coupures d’électricité et panne d’Edan, le ras-le-bol grandit chez les usagers
Alors que les délestages continuent de rythmer le quotidien des Gabonais, une panne exceptionnelle de l’application Edan est venue aggraver la situation. Privés à la fois d’électricité et de moyens de recharge, de nombreux usagers dénoncent une accumulation de dysfonctionnements devenue difficilement supportable.
La nuit du dimanche 14 au lundi 15 juin restera comme un nouvel épisode de tensions pour les abonnés de la Société d’énergie et d’eau du Gabon (SEEG). Aux alentours de 23 heures, une importante perturbation a affecté plusieurs services numériques de l’entreprise, notamment l’application Edan, principal outil utilisé par les usagers pour l’achat et la recharge de leur électricité.
Cette panne est survenue dans un contexte déjà marqué par des coupures de courant récurrentes dans plusieurs quartiers, plongeant davantage les ménages dans l’incompréhension et la frustration.
Un quotidien de plus en plus compliqué
Pour de nombreuses familles, la combinaison des délestages et de l’indisponibilité de l’application a rapidement créé une situation difficile à gérer. Sans électricité et sans possibilité d’effectuer des recharges, certains usagers se sont retrouvés confrontés à de véritables contraintes dans l’organisation de leur vie quotidienne.
« C’est une situation très compliquée car actuellement les enfants sont en vacances. On subit déjà des coupures constantes. Et même lorsqu’il y a de l’électricité, d’autres difficultés apparaissent », déplore Cyrille, un usager rencontré à Libreville.
Plus préoccupant encore, cette situation affecte également les élèves en période de préparation aux examens. « Ceux qui préparent les examens sont obligés d’utiliser des lampes rechargeables pour pouvoir réviser, mais même ces lampes posent problème, car il faut les recharger », poursuit-il.
Entre incompréhension et exaspération
Pour d’autres abonnés, les premières heures de la panne ont été marquées par une grande confusion. Beaucoup pensaient initialement à un simple problème de connexion internet ou de réseau téléphonique.
« On croyait que c’était un souci de connexion ou de réseau. Mais depuis près de deux jours, la situation persiste », témoigne Jolina, visiblement désemparée face à la continuité des perturbations.
Ces dysfonctionnements interviennent alors que les consommateurs réclament depuis plusieurs mois une amélioration durable de la qualité du service électrique. La répétition des incidents alimente un sentiment croissant de lassitude au sein de la population.
La SEEG rassure et annonce un retour progressif à la normale
Face aux nombreuses réclamations enregistrées, la direction de la SEEG a tenu à rassurer ses abonnés. Selon l’entreprise, l’incident résulte d’un dysfonctionnement exceptionnel ayant affecté plusieurs services numériques, dont la plateforme Edan.
« Nous sommes conscients de l’ampleur des désagréments occasionnés et nous vous confirmons que l’incident est maîtrisé. Nous travaillons actuellement à la remise en service progressive », a indiqué Jean Marcel Moutété, directeur des systèmes informatiques de la SEEG.
Les équipes techniques sont mobilisées afin de rétablir l’ensemble des fonctionnalités de l’application et permettre une reprise normale des opérations de recharge dans les meilleurs délais.
L’attente de solutions durables
Si l’annonce d’un retour progressif à la normale apporte un certain soulagement, elle ne dissipe pas totalement les inquiétudes des usagers. Beaucoup estiment que les difficultés rencontrées ces derniers jours illustrent la nécessité de renforcer la fiabilité des infrastructures énergétiques et numériques.
Au-delà de la gestion de cette panne ponctuelle, les consommateurs attendent désormais des réponses structurelles capables de mettre fin à une succession de perturbations qui impactent aussi bien les activités économiques que la vie quotidienne des ménages. Car pour de nombreux Gabonais, le véritable enjeu n’est plus seulement le rétablissement du service, mais la garantie qu’une telle situation ne se reproduise plus.

