École des compétences : le gouvernement lance une réforme ambitieuse pour rapprocher la formation des besoins de l’emploi

École des compétences : le gouvernement lance une réforme ambitieuse pour rapprocher la formation des besoins de l’emploi

Le Gabon amorce une nouvelle étape dans la transformation de son système éducatif. Réuni autour du Vice-président du gouvernement, Hermann Immongault, le comité interministériel sectoriel consacré au capital humain a engagé les travaux préparatoires des grandes assises nationales de l’École des compétences.

L’objectif est clair : adapter la formation aux réalités du marché du travail et faire du capital humain un levier de croissance économique.

Cette initiative s’inscrit dans la vision portée par le président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema, qui avait annoncé cette réforme lors de son discours devant le Parlement réuni en Congrès, le 15 juin dernier.

Une réforme portée par plusieurs ministères

La rencontre a rassemblé les principaux départements concernés par les politiques d’éducation, de formation, d’emploi, de santé et de jeunesse. Chaque ministère a présenté ses priorités afin de construire une réforme concertée capable de répondre aux défis du développement national.

Pour le gouvernement, il s’agit désormais de bâtir un système éducatif plus performant, capable de former des profils en adéquation avec les besoins des entreprises et des secteurs porteurs de l’économie gabonaise.

Donner une place centrale aux filières professionnelles

L’un des principaux axes de cette réforme consiste à renforcer les filières techniques, technologiques et professionnelles, aujourd’hui encore peu choisies par les élèves.

Les autorités souhaitent réduire le décalage entre les formations proposées et les compétences recherchées dans des domaines stratégiques comme l’industrie, le numérique, les infrastructures, l’agriculture ou les services.

« L’ambition du Chef de l’État est d’inverser la tendance des filières professionnelles de notre système éducatif national », a déclaré Hermann Immongault, soulignant que cette transformation nécessitera une meilleure coordination entre les différents ministères.

À terme, le gouvernement entend dépasser le taux actuel d’environ 20 % d’orientation vers les filières techniques et professionnelles afin de mieux répondre aux besoins du marché de l’emploi.

Quatre comités pour piloter les grandes réformes

Cette première réunion s’inscrit dans le cadre de la nouvelle organisation gouvernementale, qui prévoit la mise en place de quatre comités interministériels sectoriels consacrés à la souveraineté, aux infrastructures, à la diversification économique ainsi qu’au social et au capital humain.

Selon Hermann Immongault, cette nouvelle gouvernance permettra de mieux préparer les grandes décisions publiques et d’assurer une coordination renforcée entre les différents acteurs de l’État.

Faire de l’école un moteur de développement

Au-delà de la réforme des programmes, les futures assises nationales de l’École des compétences visent à rapprocher durablement le système éducatif du monde économique.

L’ambition est de former des jeunes davantage préparés aux réalités du marché du travail, tout en soutenant les objectifs du Plan national de croissance et de développement (PNCD).

En plaçant l’employabilité, l’innovation et la qualification des compétences au cœur de sa stratégie, le gouvernement entend faire de l’éducation un véritable moteur de compétitivité, de création d’emplois et de transformation économique du Gabon.

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