Féminicide présumé à Tchibanga : un commandant de police placé en détention provisoire après la mort de son ex-compagne

Féminicide présumé à Tchibanga : un commandant de police placé en détention provisoire après la mort de son ex-compagne

Le parquet de la République près le Tribunal de première instance de Tchibanga a annoncé, dans une communication officielle publiée tard dans la nuit du 23 juillet 2026, le placement sous mandat de dépôt du commandant de police Cédric Sosthène Essone. L’officier est soupçonné d’être impliqué dans la mort de Guiliane Alicia Matamba, son ancienne compagne, dont le corps sans vie avait été retrouvé à son domicile.

Cette décision intervient à l’issue de la garde à vue du suspect, qui a été déféré devant le parquet avant sa présentation au juge d’instruction. Ancien chef d’antenne de l’Office central anti-drogue (OCAD) de la Nyanga jusqu’au 5 mars dernier, Cédric Sosthène Essone est désormais au cœur de l’information judiciaire ouverte dans cette affaire qui suscite une vive émotion.

Une détention provisoire pour les besoins de l’enquête

Selon le parquet, le placement sous mandat de dépôt fait suite aux conclusions de l’autopsie réalisée sur la victime. Après examen du dossier, le juge d’instruction a estimé nécessaire de placer le mis en cause en détention provisoire afin de garantir le bon déroulement des investigations.

Le ministère public précise que cette mesure est exclusivement destinée à préserver les éléments de preuve, à empêcher toute entrave à l’enquête et à favoriser la manifestation de la vérité. Elle ne constitue en aucun cas une reconnaissance de culpabilité.

Le principe de la présomption d’innocence rappelé

Dans sa communication, le parquet a également tenu à rappeler que Cédric Sosthène Essone bénéficie de la présomption d’innocence tant qu’aucune décision judiciaire définitive ne l’a déclaré coupable.

Face aux nombreuses réactions suscitées par cette affaire, le ministère public a par ailleurs démenti les rumeurs faisant état de pressions ou d’intimidations exercées contre les proches de la victime. Il affirme qu’aucune coercition n’a été constatée et assure que la procédure se poursuit dans le strict respect des règles de droit.

Une enquête toujours en cours

L’information judiciaire se poursuit désormais sous l’autorité du cabinet d’instruction, chargé de réunir l’ensemble des éléments permettant d’établir les circonstances exactes du décès de Guiliane Alicia Matamba.

Cette affaire, qui implique un haut gradé des forces de police, demeure suivie de près par l’opinion publique. Les prochaines étapes de la procédure judiciaire devraient permettre d’apporter davantage d’éclaircissements sur les faits reprochés au principal suspect.

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