
Journée mondiale contre l’hépatite : Le Gabon face au péril silencieux
À l’occasion de la Journée mondiale contre l’hépatite, célébrée ce 28 juillet, la ministre de la Santé a tiré la sonnette d’alarme. Classé parmi les zones de forte endémie, le Gabon rappelle l’urgence du dépistage et de la vaccination pour espérer éliminer cette menace d’ici 2030.
Un lourd tribut humain
Selon l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), les hépatites virales sont responsables de plus de 1,3 million de décès chaque année, avec une personne qui meurt toutes les 30 secondes des suites des hépatites B ou C.
Au Gabon, la prévalence de l’hépatite B est estimée à 5,8 % de la population, faisant du pays une zone de forte endémie.
Le virus évolue souvent sans symptômes, jusqu’à provoquer des complications graves. Selon les données hospitalières, les hépatites virales sont à l’origine de 92 % des cancers du foie et de 85 % des cas de cirrhose.
Prévention, dépistage et vaccination
Le ministère de la Santé rappelle que la prévention reste la meilleure protection. L’hépatite B se transmet principalement par le sang et les fluides corporels, notamment lors de rapports sexuels non protégés.
Les autorités insistent sur l’importance du dépistage précoce, qui permet une prise en charge rapide, ainsi que sur la vaccination, qui offre une protection sûre et durable aux personnes non infectées.
Objectif 2030
Le Gabon réaffirme son engagement à atteindre l’objectif fixé par l’OMS d’éliminer les hépatites virales comme menace de santé publique d’ici 2030.
Le message des autorités est clair : se faire dépister et se faire vacciner demeurent les moyens les plus efficaces pour prévenir les formes graves de la maladie et sauver des vies.

