Décentralisation : Paul Kessany transfère des compétences à la Commune de Libreville et accélère la réforme voulue par Oligui Nguema

Décentralisation : Paul Kessany transfère des compétences à la Commune de Libreville et accélère la réforme voulue par Oligui Nguema

Le processus de décentralisation engagé par les autorités gabonaises franchit une nouvelle étape. Le jeudi 30 juillet 2026, le ministre de la Jeunesse, des Sports, du Rayonnement culturel et des Arts, Paul Kessany, a signé un accord-cadre de transfert de compétences avec la Commune de Libreville. Une initiative qui s’inscrit dans la vision du président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema, de renforcer le rôle des collectivités locales et de rapprocher l’action publique des citoyens.

Une nouvelle impulsion pour la décentralisation

Considérée comme l’un des axes majeurs des réformes institutionnelles en cours, la décentralisation vise à donner davantage de responsabilités aux collectivités territoriales afin d’améliorer la gestion des politiques publiques au niveau local.

En signant cet accord avec la municipalité de Libreville, Paul Kessany devient l’un des premiers membres du gouvernement à mettre en œuvre, dans son département ministériel, cette orientation stratégique portée par le chef de l’État. L’objectif est de permettre aux communes de jouer un rôle plus actif dans le développement local, tout en adaptant les décisions aux besoins des populations.

Jeunesse, sports et culture au cœur des compétences transférées

L’accord prévoit un transfert progressif des compétences dans plusieurs domaines stratégiques, notamment la jeunesse, les sports, les loisirs, le rayonnement culturel, les arts ainsi que la vie associative.

À travers cette nouvelle gouvernance, le ministère entend donner à la Commune de Libreville les moyens de mieux gérer les infrastructures sportives, de promouvoir les activités culturelles, d’accompagner les artistes et les jeunes talents, tout en renforçant l’appui aux associations locales.

Cette approche traduit la volonté des pouvoirs publics de faire des collectivités territoriales de véritables acteurs du développement et de la cohésion sociale.

Une réforme qui devra s’accompagner de moyens

Si la signature de cet accord constitue une avancée importante, les autorités municipales ont rappelé que le succès de cette réforme dépendra de la mise à disposition effective des ressources nécessaires.

Le maire de Libreville a notamment insisté sur l’importance d’un transfert des moyens humains, techniques, matériels et financiers, ainsi que sur la nécessité d’un accompagnement de l’État durant la phase de transition.

Cette exigence rejoint les principes défendus par le président Brice Clotaire Oligui Nguema, pour qui une décentralisation réussie ne peut se limiter au transfert des compétences administratives, mais doit également garantir aux collectivités les capacités nécessaires pour exercer pleinement leurs nouvelles missions.

La Fête des Cultures, première concrétisation du partenariat

Les premiers effets de cette coopération devraient rapidement se faire sentir. Dès la semaine prochaine, le ministère de la Jeunesse, des Sports, du Rayonnement culturel et des Arts et la Commune de Libreville coorganiseront la Fête des Cultures, premier événement issu de ce nouveau partenariat institutionnel.

Au-delà de sa dimension festive, cette manifestation servira de vitrine à la nouvelle gouvernance locale voulue par les autorités, en illustrant la capacité de l’État et des collectivités à travailler ensemble au service des citoyens.

À travers cet accord-cadre, Paul Kessany pose les bases d’une nouvelle organisation de l’action publique dans les secteurs de la jeunesse, des sports et de la culture. Reste désormais à transformer cette ambition en résultats concrets afin que la décentralisation devienne un véritable levier d’efficacité, de proximité et de développement pour les collectivités locales et les populations gabonaises.

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