
Des agents en attente de postes budgétaires dénoncent une situation devenue précaire
Au Gabon, la situation administrative de plusieurs agents du secteur de la Santé continue de susciter des inquiétudes. En attente de régularisation et de postes budgétaires, certains personnels dénoncent des années d’incertitude, avec des conséquences directes sur leurs conditions de vie et leur stabilité professionnelle.
Les chiffres issus des travaux de la commission tripartite réunissant les ministères de la Santé, de la Fonction publique et du Budget donnent la mesure du problème. En mai 2026, 450 agents du secteur de la Santé étaient recensés comme étant sans postes budgétaires. La commission avait également identifié 1 097 présalariés et 1 141 agents issus de concours dont les situations nécessitaient un traitement administratif.
Cette situation s’inscrit dans un ensemble plus large de dossiers administratifs en souffrance. La commission avait notamment recensé 3 890 dossiers d’intégration et d’engagement, dont 956 restaient à traiter, avec un objectif d’apurement fixé au 31 décembre 2026.
Face à ces difficultés, le personnel de santé avait déjà interpellé les autorités en début d’année. Le collectif Urgence Santé avait notamment réclamé l’intégration définitive des agents en attente de postes budgétaires, ainsi que la régularisation des avancements et des reclassements.
Les autorités ont, de leur côté, engagé un processus de régularisation. Les données publiées par le ministère de la Fonction publique font notamment état, en février 2026, de 190 titularisations et constatations d’avancement automatique concernant le secteur Santé et Travail.
Le budget 2026 prévoit par ailleurs un plafond de 12 319 emplois pour le ministère de la Santé, pour une masse salariale plafonnée à près de 79,75 milliards de FCFA.
Au-delà des chiffres, les agents concernés attendent surtout une issue concrète à leurs démarches administratives. Pour ces personnels, la régularisation représente non seulement la reconnaissance de leur engagement professionnel, mais également l’accès à une situation salariale et administrative plus stable.

