Santé : à Libreville, le gouvernement place l’humain et la drépanocytose au cœur des priorités

Santé : à Libreville, le gouvernement place l’humain et la drépanocytose au cœur des priorités

À Libreville, la santé publique prend un tournant plus humain et plus stratégique. Le vendredi 20 mars 2026, la ministre de la Santé, Elsa Joséphine Ayo épse Bivigou, a effectué une visite de terrain dans les structures sanitaires de Lalala, avec une ambition claire : améliorer durablement l’accueil des patients et renforcer la prise en charge de la drépanocytose, une pathologie encore trop souvent sous-estimée.

L’accueil des patients, priorité absolue

Accompagnée d’une importante délégation, la membre du gouvernement s’est rendue au Centre de santé de Lalala, où elle a échangé directement avec les équipes médicales.

Au cœur des discussions, une priorité s’est imposée avec force : l’accueil des patients. Considéré comme le premier maillon du parcours de soins, il conditionne la confiance des usagers envers le système de santé.

La ministre a insisté sur la nécessité d’humaniser les services, rappelant que la qualité des soins ne se limite pas aux actes médicaux, mais repose aussi sur l’écoute, le respect et l’empathie. Une approche qui vise à instaurer un climat durable de confiance entre soignants et patients.

La drépanocytose au centre des préoccupations

Dans cette dynamique, la question de la drépanocytose a occupé une place centrale. Face à l’ampleur de cette maladie chronique qui touche de nombreuses familles gabonaises, la ministre a plaidé pour un meilleur encadrement des données sanitaires.

Le recensement rigoureux des patients apparaît comme une étape indispensable pour disposer de statistiques fiables, capables d’orienter efficacement les politiques publiques.

Cette démarche vise à structurer une réponse nationale cohérente, tout en améliorant concrètement le suivi et la prise en charge des malades.

Vers une gouvernance sanitaire plus proche des populations

Au-delà de cette visite, c’est une vision plus globale de la gouvernance sanitaire qui se dessine. Une gouvernance fondée sur la proximité, l’écoute et l’action, en cohérence avec les orientations impulsées par les plus hautes autorités de l’État.

L’objectif est clair : bâtir un système de santé plus performant, mais aussi plus humain, capable de répondre aux attentes des populations.

Des partenariats pour renforcer l’offre de soins

La tournée ministérielle s’est également poursuivie au dispensaire de la paroisse Saint-Joseph, un acteur clé des soins de proximité dans cette zone à forte densité.

Aux côtés de Jean-Hugues de Pradel de Lamaze, la ministre a salué le rôle déterminant de cette structure dans l’accès aux soins pour les populations les plus vulnérables.

Dans cette optique, un partenariat avec l’Ordre de Malte est envisagé afin de renforcer les capacités d’intervention et d’élargir l’offre de soins.

Un signal fort pour une réforme durable

À travers cette descente de terrain, le gouvernement gabonais envoie un signal fort : celui d’une réforme progressive mais concrète du système de santé.

En mettant l’accent sur l’humain et sur des pathologies prioritaires comme la drépanocytose, les autorités entendent poser les bases d’une transformation durable, au service de tous.

 

CATEGORIES
Share This

COMMENTS

Wordpress (0)
Disqus ( )