Pêche : le Gabon tourne la page de l’Union européenne et mise sur sa souveraineté halieutique

Pêche : le Gabon tourne la page de l’Union européenne et mise sur sa souveraineté halieutique

Après dix-neuf années de coopération, le Gabon a officiellement mis fin, le 29 juin 2026, à son accord de pêche avec l’Union européenne. Une décision qui marque un virage vers la transformation locale des ressources, la création d’emplois et le renforcement de la souveraineté économique et alimentaire.

Les autorités gabonaises entendent ainsi faire de la pêche un véritable levier de croissance, de création de valeur et de diversification économique.

Un accord aux résultats jugés insuffisants

Invité de l’émission Le Gouvernement s’exprime sur Gabon 24, le ministre de la Mer, de la Pêche et de l’Économie bleue, Aimé Martial Massamba, a expliqué que les objectifs fixés par l’accord n’avaient pas été atteints.

Selon lui, le partenariat devait permettre le développement d’une industrie halieutique nationale, la mise en place d’unités de transformation et la création d’emplois locaux, des résultats jugés insuffisants.

Miser sur la transformation locale

Le gouvernement souhaite désormais développer une filière intégrée, capable de conserver davantage de richesse sur le territoire national.

Cette stratégie prévoit la création d’infrastructures de débarquement, d’unités de transformation industrielle et une participation accrue des opérateurs gabonais dans toute la chaîne de valeur.

Cette orientation s’inscrit dans la politique de diversification économique et de souveraineté alimentaire portée par les autorités.

Renforcer le contrôle des ressources

Le gouvernement met également l’accent sur une meilleure gouvernance des ressources halieutiques.

Les autorités souhaitent renforcer le suivi scientifique, améliorer la collecte des données de pêche et accroître la surveillance des activités dans la zone économique exclusive du Gabon.

L’opération « Albacore »

Depuis l’expiration du protocole, les navires européens ne sont plus autorisés à exploiter les ressources halieutiques gabonaises.

Pour faire respecter cette décision, le gouvernement a lancé l’opération « Albacore », une mission de surveillance maritime destinée à contrôler les activités de pêche dans les eaux nationales.

Une nouvelle étape pour le secteur

La fin de cet accord ne remet pas en cause les relations entre le Gabon et l’Union européenne, qui reste ouverte à un éventuel nouveau partenariat.

Le principal défi sera désormais de concrétiser cette ambition en développant les infrastructures, en attirant les investissements et en construisant une industrie halieutique compétitive, créatrice de valeur et d’emplois.

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